
parce que c'est toujours mieux de mettre une image, même si ça n'a aucun rapport.
Oui bon, je sais je sais je sais, ne vous fâchez pas, je ne tiens pas mes engagements, je n’apparais plus dans vos netvibes ou autres flux rss, je sais, je suis incorrigible. Entre manque de temps, flemme, diverses activités preneuses de choux, la rédaction d’articles avait fini par devenir le cadet de mes soucis.
Et puis, en ce jour saint, j’ai fini par comprendre qu’il était temps que je me ressaisisse et que je me remette à la tâche.
Rattrapons donc le temps perdu. Qu’ai je bien fait durant ce laps de temps qui vous a semblé une éternité ?
En bref :
- j’ai cherché un appart’ dans cette ville si chère à mon coeur qu’est Paris, mais d’une manière novatrice que je vais m’efforcer de vous expliquer d’ici quelques instants.
- j’ai travaillé, travaillé, retravaillé, reretravaillé.
- j’ai regardé Secret Story (et ça m’a donné plein d’idées pour percer facilement), Koh Lanta et HIMYM.
- j’ai rencontré l’inconnu de l’avant première d’Ebuzzing. Oui vous savez, l’objet d’un de mes articles qui avait fait grand bruit en juin et qui avait monopolisé l’attention d’une bonne partie d’entre vous, qui juraient que j’étais grillée ou qui encore refusaient de me dire qui c’était. Et bah ça, c’est chose faite. (AHAHAHHAHAHAHA).
- j’ai entamé ma troisième année de fac
- je ne suis morte ni dans ma frustration, ni dans ma graisse.
Et le reste n’est que superflu qui restera dans le cadre strictement privé.
Revenons sur le petit 1 qui fut l’une de mes plus grandes sources de joie, du moins au début. J’avais eu la bonne idée de me dire que si je ne pouvais pas me payer de loyer, donc de logement sur Paris, il fallait que je trouve une solution alternative pour néanmoins vivre le rêve parisien sans sortir un denier. Et j’avais trouvé l’astuce : sur cette merveille de technologie qui nous réunit tous qu’est **l’internet**, j’ai déniché un site qui propose d’obtenir un logement en rendant service à des particuliers. En l’occurrence ici j’avais répondu à deux annonces qui me proposaient respectivement de faire faire les devoirs à une petite fille ou de garder deux garçons en bas âge.
Respectivement dans le 17e (quartier Batignolles) et dans le 7e (boulevard Saint Germain). Bref, dans les deux cas, des gros richous qui habitent dans des quartiers de batards, qui se sont dit qu’ils avaient une chambre inoccupée et poussiéreuse au dernier étage de leur immeuble et qu’ils pourraient la donner à une petite nana sans le sous en échange de la garde de leur marmaille.
J’avais donc rendez-vous le même jour avec mes deux potentiels futurs logeurs.
1ère rencontre : l’idylle, le rêve, le paradis sur terre. Un homme fraîchement divorcé et fraîchement débarqué sur Paris me reçoit, il a deux beaux enfants, un appart’ de malade immense dans le 17e et il me donne une petite chambre de 10m² (indépendante, au dernier étage avec ascenseur) qu’il refait à neuf et qu’il meuble avec l’aide d’un architecte, si j’accepte de faire, une heure par soir, les devoirs avec sa fille qui rentre en 6ème. Et qu’un ou deux soirs dans la semaine, je garde ses petits protégés. Le deal me semble plus que correct, voire même plutôt léger comparé aux propositions que j’ai pu lire auparavant.
Je passe plus d’une heure avec le padre, il me raconte sa vie, je lui raconte la mienne, je fais ma suce boule bien élevée qui dit amen à tout et je pars de chez lui le cœur léger, avec l’intime conviction que j’ai mon pied-à terre (ou ma garçonnière ou j’organiserai des orgies, c’est au choix) dans la capitale.
Le feeling est bien passé, le mec est super sympa, je m’emballe, je me vois déjà vivre dans le 17e, ne me déplacer qu’en Vélib’ et manger japonais tous les soirs. J’imagine déjà ce que je vais acheter chez Ikea pour parfaire mon environnement.
Mais pour être sure que je ne trouverai pas mieux, je me rends sur les lieux du second rendez-vous (qui, soit dit en passant, se situe à environ 1 km de ma fac, oui, cette année je suis en cours à St Germain et c’est fabuleux). Une femme étrange et pleine de tocs m’ouvre la porte de son appartement, et plus largement de son immeuble où les marches sont recouvertes d’un tapis rouge (oui je sais je sais, beaucoup d’immeubles bourgeois dans Paris ont des escaliers avec des tapis rouges, mais voyez-vous, je ne suis pas issue de la bourgeoisie parisienne, je suis une petite campagnarde venue tout droit de l’Essonne et ça me fait toujours un drôle d’effet). Je sais d’ors et déjà, bien qu’elle ne m’ait pas montré l’état de la cage à lapin qu’elle a à me proposer, que je ne veux pas lui rendre un quelconque service.
Ses deux mômes sont insupportables, ils ne la laissent pas parler (bon ok, un bébé et un petit garçon d’à peine 3 ans, c’est remuant, mais là c’était à un niveau qui dépasse l’entendement), elle bégaie, elle me dit que son mari à un cancer, que son bébé à un problème à la vessie. Ou comment me donner envie de quitter immédiatement les lieux sans demander mon reste. Je veux bien faire du babysitting mais pas de l’assistance sociale. N’oublions pas que je veux juste habiter dans Paris, et que c’est un cas de force majeure qui me pousse à faire la mendiante auprès de gens aisés. Si je pouvais, je (on ?) me paierai mon appart’. Mais mon papa et ma maman ne gagnent pas assez d’argent, et ça c’est bête. Et ce n’est pas avec mes modiques 500e par mois que je peux prétendre à la grande vie.
Revenons à mes moutons, cette chère dame sans autorité me demande de la suivre afin de visiter le fameux logement qu’elle a à me proposer. Et là surprise, on ne passe pas par l’escalier des bourgeois, mais par l’escalier de service auquel on accède depuis sa cuisine, escalier qui se révèle être plein de toiles d’araignées et très peu éclairé. J’ai envie de rire tellement c’est du foutage de gueule. Clou du spectacle : la chambre est tout bonnement ignoble, elle a déjà été habitée auparavant, il y a encore tout le bordel de la locataire précédente (frigo qui pue le pourri y compris) et cette chambre malsaine est éclairée par un simple velux. Le mobilier est laid, je dirais même sale, la télé date de mathusalem, tout est en bois ignoble et tout est vieux. “Ah mais c’est largement vivable” me dit la femme pleine de tocs.
Faux cul comme je suis, je m’entends dire “oh bah oui oui, c’est pas mal” alors que j’ai juste envie de la laisser là avec son faux plan et son truc insalubre où on a la tête dans la douche quand on dort et où il y a encore tout le merdier de la fille au pair d’avant. IGNOBLEUUUU.
J’arrête ici cet article faute de temps et reprendrai mon épopée dans un prochain écrit. Mais je le poste quand même histoire de vous donner de quoi lire d’ici là. A la revoyure les loulous.