gomar aux platines

et accessoirement sur vos écrans…

C’est un beau roman, c’est une belle histoire. 24 décembre, 09

Classé dans : Uncategorized — Margaux @ 14:40

En ce jour de festivités où j’ai décidé de rester en tenue de nuit jusqu’à au moins 16h, je pense qu’il était de bon ton de m’adresser à vous.

Ayant appris que (malgré la probabilité quasi nulle dans un espace aussi grand qu’est le world wide web) nombre de personnes que je ne souhaitais jamais au grand jamais voir lire mon blog (salutations à vous, Ô inventoristes) le lisait (et mon twitter aussi, tant qu’à faire), j’ai jugé bon de prendre un grand recul vis à vis de cette page d’expression internetienne et de ne plus m’y confier.

Autrefois mon dévidoir à idée, mon confident (oh, si peu) et mon forum pour échanger, aujourd’hui je n’ai pas envie de subir les quolibets d’individus qui s’en délectent et prennent un malin plaisir à le faire partager à d’autres. L’homme est un loup pour l’homme, comme disait l’autre.

Ayant une addiction toute particulière à dévider mon sac quelque part où je sais que de parfaits inconnus seront amenés à le lire me procurait autrefois une étrange satisfaction, je pense qu’il est aujourd’hui temps d’y mettre un terme. Je me sens quelque peu frustrée car j’adore l’esprit bloguesque et l’échange suscité par celui-ci. Ma mère m’a toujours dit “tu peux pas prendre un cahier ou écrire sur word plutôt que d’aller raconter ta vie à n’importe qui ?”. Non, je vis avec mon époque ma bonne dame.

Je n’avais pas imaginé que j’allais parfois trop loin dans les détails et que mes histoires n’étaient non pas fictives mais belles et bien vécues et que certains pouvaient s’y reconnaître ou y reconnaître des protagonistes.  Finie donc cette bonne période, j’en suis réduite au silence (pourtant Dieu sait si en cette fin d ‘année j’avais du lourd sous le coude à déverser).

Ah c’est dur, je suis en plein sevrage. Mon blog sera donc réduit à une banalité affligeante parlant de cinéma et de musique.

Merci pour tout.

 

Conseil d’une non amie. 11 décembre, 09

Classé dans : Uncategorized — Margaux @ 22:13

N’allez pas le voir.

Mes arguments sont les suivants :

- il est mal vu de crier de peur dans une salle ou visiblement tous les autres restent de marbre
- si vous êtes sensibles (comme moi) à tout ce qui touche au paranormal, vous ne pourrez pas vous empêcher de cogiter et d’imaginer que “la chose” dont il est objet durant tout le film viendra par la suite s’installer chez vous
- si vous voulez dormir sans psychoter sur un parquet qui craque ou un filet de lumière suspect dans votre chambre
- si vous n’aimez pas les conneries qui jouent sur le suspense pour finalement avoir un final dénué de réel sens
- parce qu’après réflexion, c’est tout de même un bon gros navet

Bon je vais tester ma première nuit après vision de ce “chef d’oeuvre”, je verrai si je me suis étouffée de peur sous mes couettes. Je pense que ça va être le cas. Et même en plein jour, je vais sans doute avoir peur d’être seule chez moi.

It’s gonna be okay, now.

 

J’annonce 20 novembre, 09

Classé dans : Uncategorized — Margaux @ 23:59

Voilà, à chaque fois que j’ai acheté des reflexs, j’ai pris un lot qui comprenait une sacoche à l’effigie de la marque de l’appareil. Le seul soucis c’est qu’elles ne correspondent pas à l’usage que j’en fais Elles sont trop grandes et je ne m’en sers pas.

Ce qui fait qu’elles sont neuves et inutilisées. Au lieu de les laisser mourir dans ma chambre, j’ai songé au fait qu’elles pouvaient être utiles à un photographe en herbe qui se trimballait avec plusieurs objectifs sous le coude.

J’ai donc respectivement une sacoche Canon et une sacoche Sony qui cherchent un propriétaire qui prendra soin d’elles.

De plus près ça ressemble à ça :

LA CANON

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LA SONY

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Parlons peu mais parlons bien : le prix. Je les cède à 30 euros (l’une) sachant qu’elles valent bien plus (c.f ici-même). Je ne m’en suis jamais servie, elles sont neuves

Pour plus d’infos : gomarauxplatines@hotmail.fr

EDIT : j’échangerais volontiers une de mes housses contre un trépied. Mais pas la grosse merde premier prix hein !

 

Mais nous n’avons plus rien, à risquer — A part nos vies qu’on laisse — de côté 18 novembre, 09

Classé dans : Uncategorized — Margaux @ 21:29

Accompagnement musical lors de votre lecture : (surprise)

Afin de ne pas vous perturber plus longtemps face à cet étrange article sponsorisé ci-dessous, je pense qu’il est utile que je me décide à écrire quelque chose qui ait un tant soit peu rapport avec mon humble personne, ma vie, mon oeuvre.

Mon existence actuelle est faite de no liferie intensive à base de je me couche à 3 ou 4 heures et je me lève à 13h (souvenez vous, j’ai arrêté les études). Oui, il est temps de se ressaisir. Détrompez-vous, je ne suis pas restée assise sur mon cul à attendre qu’une entreprise daigne me sortir de ma torpeur. Non, j’ai déposé foule de CV, allant même jusqu’à passer quelques entretiens. Mon visage devait parler pour moi car aucun d’entre eux n’a été fructueux (il est vrai que je n’avais aucune envie de travailler chez Virgin à gare de l’Est et encore moins chez “Du pareil au même”).

Je m’étais un peu laissée vivre jusqu’à aujourd’hui mais j’ai décidé de faire face à mon destin et de continuer mes recherches. J’ai même franchi le seuil d’une auto-école en rentrant chez moi. Car il faut reconnaître que je n’ai aucune envie de passer mon permis à 25 ans, quand des gamins de 16 ans passeront leur code à mes côtés.

J’ai fait un constat qui m’accable un peu : quand j’étais à la fac, encore cette année et même l’année dernière, beaucoup de gens à caractère amical autour de moi ne faisaient pas grand chose mais je n’avais pas forcément le temps de les voir car j’enchainais fac + job étudiant. Maintenant que je suis une âme chômeuse, tout le monde a repris les cours ou travaille. J’en suis donc réduite à attendre le soir dans l’espoir qu’une âme bienveillante me demande de venir la rejoindre devant son école ou la chercher à son travail. C’est désespérant, je vous l’accorde.

Passons à l’heureuse nouvelle : un nouveau chéri est venu me rejoindre. Non ce n’est pas ce que vous croyez… J’ai eu l’audace de me procurer un nouveau reflex. Mon Sony volé sur une plage barcelonienne me manquait à en mourir et je ne savais plus quoi faire, l’appel de la photo de bonne qualité était trop grand. J’ai donc décidé de m’offrir un de ses cousins, le Canon 450D, que tout le monde m’avait conseillé lorsque j’avais soit disant fait l’erreur de m’acheter un Sony alors “qu’ils sont pas bons pour tout ce qui est appareil photo”.

En revanche, j’ai fait une grossière erreur en le commandant sur le pire site du monde : cdiscount.com

Le site le plus merdique jamais inventé. Une espèce de centre commercial sur internet ou on peut acheter du caviar comme on peut acheter un fer à repasser. Sans m’être au préalable renseignée sur le site, et après avoir comparé toutes les offres disponibles sur tous les sites (Fnac, Darty, Pixmania…) il s’avérait que cdiscount proposait la meilleure offre au meilleur prix. Seul hic : j’ai mis quasi 2 semaines à recevoir mon précieux. Envoyé par la poste…. Dramatique. ET lorsque j’ai eu la bonne idée de taper “avis cdiscount” sur google, je suis tombée de haut et me suis demandée si je le recevrais un jour. Maintenant qu’il est dans mes mains je suis rassurée mais je déconseille à quiconque de faire comme moi.

Mince je suis partie faire autre chose pendant plusieurs heures et j’ai perdu le fil de mon article. Contentez vous de ça ma foi.

P.S : je m’excuse par avance pour les prochains articles sponsorisés qui vont arriver. Mais la faim justifie les moyens et je suis très pauvre et j’ai plus de sous. Ou presque. Allez tchuss.

 

Une récré géante : le retour du Hopper ! 17 novembre, 09

Classé dans : Uncategorized — Margaux @ 11:59

Que diriez vous si nous remontions l’espace de quelques instants dans vos souvenirs les plus lointains ? Quand je parle de lointain, je vous demande de fouiller dans l’époque maternelle-début de primaire. Plus précisément au moment tant attendu de la cloche et des récréations.

Dans ma petite école de campagne, il est une chose que je n’oublierai jamais : l’endroit où était stocké tous les jeux (vélos, ballons) ainsi que  LE FAMEUX Hopper

Mais oui voyons, cette grosse balle ornée de deux cornes où il fallait s’asseoir et sauter tout en les tenant. Jamais attirée par cette activité que je considérais comme bien trop sauvageonne, c’est pourtant avec envie que je regardais mes petits camarades en train de sautiller partout dans la cour, à la poursuite de celui qui allait le plus vite.

15 ans plus tard, ne ressentiriez vous pas une immense joie à l’idée de pouvoir vous adonner à cette activité, non plus dans la cour de récréation, non… dans les rues de Paris !!!??

Ne rêvez plus, vos voeux vont se voir exaucés grâce à la Hopper invasion

En effet, l’occasion de gambader sur ce ballon sauteur au milieu de centaines d’adeptes est enfin arrivée.

Avant toutes choses, il est important de savoir que le Hopper est désormais plus jovial, en effet il s’orne d’un faciès. Envie de créer le votre ? Faites comme moi, rendez vous sur le site www.hopperinvasion.fr et donnez votre nom à lun d’entre eux ! Le premier Gomar est né, le voilà :


Pour rêver d’avantage, rendez-vous à partir du 18 novembre sur la homepage de Yahoo…. SURPRISE ! Je ne vous en dis pas plus.
Article sponsorisé

 

Bah moi j’ai eu super envie de pleurer 8 novembre, 09

Classé dans : Uncategorized — Margaux @ 14:38

Surtout à ce moment là.

 

Scène de vie 30 octobre, 09

Classé dans : Uncategorized — Margaux @ 20:00

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Pour faire suite à cet article d’autrefois, je me dois de vous faire part de ce qui va suivre :

Hier soir, en pleine rue, à Paris, alors que j’attendais mon groupe de camarades et que, comme d’habitude, j’étais la première, j’ai eu la bonne idée de m’asseoir sur les marches de l’Opéra Bastille (oui, au milieu des clodos et des sheitans). Et ce qui devait arriver arriva… un homme moche mais audacieux est venu me voir.

Jusque là rien d’étonnant, ma grâce, mon charisme, ma jupe (et j’en passe) avaient sans doute du l’affrioler au plus haut point.

Mais soudain sans prévenir, devant tout le monde… il m’a roulé un splif.

Bah ça c’est cadeau quoi.

 

Cette femme est folle. 23 octobre, 09

Classé dans : Uncategorized — Margaux @ 12:41

Tu étais bien située mais non, je ne taimais pas

Tu étais bien située mais non, je ne t'aimais pas

Il y a deux jours, alors que j’étais assise sur mon cul dans une salle de classe avec un prof ignoble convaincu de la magnificence de ce qu’il enseignait, j’ai pris une grave décision : J’ARRETE LA FAC, ce n’est plus possible.  N’attendant pas la fin de la journée, je saisissais mes affaires, regardais une dernière fois cet établissement qui avait été le berceau de mai 68 et qui avait vu défiler des millions d’élèves, et partais sans me retourner.

Je cesse donc la vie estudiantine pour cette année et vais tenter de me trouver un job. Car loin de moi l’idée de redevenir une loque qui passe sa vie devant son pc et qui ne voit plus personne, mon premier jour descolarisé fut rempli d’une distribution intensive de CV (bon je n’ai pas trop d’ambition puisque j’ai fait H&M, Etam, Benetton, Fnac, Gap et même… (dois-je le dire ?) Pimkie et Promod (jet de pierre bien mérité dans ma face) et ai même eu droit à un entretien au Virgin de Gare de Lyon (si ça c’est pas de la motivation je ne sais pas ce que c’est)).

Bref inutile de me dire que j’ai gâché ma vie en arrêtant au niveau DEUG à seulement 8 mois de l’obtention de ma licence. J’aurais surtout gâché ma vie en restant jusqu’à la fin en m’arrachant les cheveux sur des cours qui me donnent la gerbe et en obtenant une licence qui ne vaut pas un copec dans le monde du travail.

Enrichir mon CV et devoir obéir à un patron ne me fera sans doute pas de mal, et gagner plus de 500e par mois aussi par la même occasion. Si je trouve quelque chose bien sûr.

Bon il faut aussi avouer qu’avec Virginie (ou la femme qui écrit des articles à tendance déprimante mais qui en réalité est hilarante) nous avons un projet un peu fou qui consiste à tenter de mettre le plus de thunes possible de côté et à nous barrer très loin pendant un laps de temps relativement conséquent. L’avenir nous dira ce qu’il en est mais pour le moment c’est une motivation non négligeable qui donne un peu de piment à mes pensées.

J’ai envie de changer de vie, de grandir, d’être plus autonome et je pense que ce stade ne pouvait être atteint qu’en quittant les études (que j’ai bien l’intention de reprendre l’année prochaine, ne vous y trompez pas) et en allant travailler. Je n’ai pas l’impression d’avoir fait une connerie, je m’en rendrai rapidement compte si tel est le cas.

Je n’ai que 20 ans, à mon âge certains sont encore en terminale et c’est le genre de chose à laquelle je m’accroche pour ne pas perdre la face. Je n’ai jamais redoublé, j’ai même sauté une classe donc je n’accuserai pas d’un retard abominable. Et peut-être même que dans le meilleur des cas je trouverai un emploi passionnant où je gravirai tous les échelons et qui ne me contraindra pas à retourner dans une quelconque école (don’t dream).

Ce qui est sûr c’est qu’à l’heure actuelle je me sens soulagée d’un immonde poids qui pesait depuis trop longtemps sur mes épaules. Même si j’ai sur mon téléphone un message vocal de mon camarade de fac qui pleure presque à l’idée que je ne vienne plus et qui me fait une morale pas possible. Il s’en remettra le bougre, du moins je l’espère.

Je vous tiens au jus de ce qu’il advient de tout ça, mais pour le moment je ne me fais pas de soucis.

 

PUTAIN DE BORDEL DE DIEU J’Y ETAIS 20 octobre, 09

Classé dans : Uncategorized — Margaux @ 21:03

J’ai rarement connu la jouissance mais je peux dire que durant ces 10 minutes de bonheur elle fut à son apogée.

En effet hier au soir je me suis rendue en compagnie d’Estelle au tant attendu concert de Phoenix qui se tenait au Zénith de Paris, 3 ans quasi pile après leur concert à l’Olympia auquel j’avais eu l’immense bonheur d’assister. Salle plus grande, public plus conséquent, commercialisation plus importante, il est loin le temps où j’avais l’impression d’être une des rares privilégiées à m’intéresser à eux.

Ni une ni deux, nous nous mettons contre la grille devant la scène et attendons ce groupe tant aimé. Je ne rentrerai pas dans les détails mais je dirais juste qu’ils se sont montrés supérieurs aux espoirs que j’avais mis en eux, je me souviens de mon premier concert en leur compagnie où j’avais eu la désagréable impression qu’ils ne donnaient pas à leur public, là c’est tout le contraire, on en prend plein les yeux les oreilles et quand c’est fini ça laisse une impression de vide incroyable.

Mon extrait que je vous offre et qui ne m’appartient pas d’ailleurs peut paraître étonnant car je ne suis pas une fan des parties instrumentales qu’ils font parfois sur leurs albums, mais là je ne peux qu’avouer que j’ai eu envie de pleurer et que mon coeur battait la chamade (notamment aux alentours de 5 min). Une sorte de transe était palpable dans toute la salle, et ce n’est pas ma collègue qui vous dira la contraire, au vu du visage qu’elle affichait.

Pour ma part je ne suis pas ce qu’on appelle une groupie démonstrative, j’intériorise vachement les concerts je ne veux pas en louper une miette donc je me contente de crier ou de danser dans une moindre mesure, mais ce n’était pas le cas des poufiasses étranges autour de nous qui nous foutaient des coup et hurlaient les paroles. Le début fut très insupportable mais le spectacle était tellement ahurissant que j’ai fini par en faire abstraction et péter un câble à mon tour, peu importe sur qui je sautais et qui étaient les malheureux pieds qui se trouvaient sous les miens.

C’était juste incroyable et renversant, j’en suis encore toute émue. Je confirme que c’est mon groupe préféré de la vie, mais je suis obligée d’avouer que je ne suis pas la plus grande fan. Je regardais les gens autour de moi et était hallucinée de voir qu’ils connaissaient absolument tout par cœur, que plus rien ne pouvait les troubler et qu’ils attendaient ça comme le messie.

A la fin, bonus non négligeable, un des membres de Air (groupe à qui je voue un culte également) était à 10m de nous.

Bref, une soirée riche en émotion qui s’inscrit comme l’une des meilleures que j’ai pu passer lors d’un concert. Je les aime plus que jamais et conseille à chaque personne pucelle de Phoenix de s’y mettre très rapidement.

Bah moi j'étais LA !

Bah moi j'étais LA !

Et pour mon plaisir personnel, ma chanson préférée (mauvaise qualité mais les plus intelligents seront tout comme moi émus à partir de 2min et 22sec). Allez j’arrête.

 

Finissons-en 16 octobre, 09

Classé dans : Uncategorized — Margaux @ 11:06

Lundi soir, Zenith de Paris, premier rang, en train de pleurer face à eux, il y aura moi.

Lundi 19 octobre au soir, Zenith de Paris, premier rang, en train de pleurer face à eux, il y aura moi.

Je pense qu’il est temps que je cesse de tourner autour du pot et que j’en vienne aux faits : malgré toutes mes démarches, j’habite toujours chez ma maman, et nous nous  menons toujours réciproquement la vie dure.

Mon plan pseudo idyllique n’a pas marché, j’en ignore les raisons, j’ai rencontré l’ex femme du père en question, qui avait un appart’ encore plus batardesque que son ancien concubin, qui était encore plus gentille et de surcroît belle. Tout c’est très bien passé, j’étais convaincue du feeling qu’il y avait entre nous et pourtant, un dimanche soir, après avoir passé une semaine sans nouvelle d’aucun des deux parents, j’ai reçu ce message qui aurait pu me faire tuer quelqu’un :

Margaux
Nous venons d’opté pour une autre candidate
Au risque de rajouter à la déception, nous avons hésité entre elle et vous jusqu’à hier
Nous sommes d’autant plus désolés que tout le monde vous avait trouvée très bien
On garde vos coordonnées pour peut-être un peu plus tard chez nous, et pour vous “recommander” à nos amis
V* et moi vous souhaitons de trouver rapidement un logement et de réussir dans vos études
Bien cordialement

C*
Je me demande toujours pourquoi, dans un message de refus, on utilise “nous sommes d’autant plus désolés que tout le monde vous avait trouvée très bien” ? Cette phrase me fait péter un câble, je me dis “dans ce cas, pourquoi tu m’as pas pris connardo ?” Je ne leur ai jamais réécrit pour avoir plus de détail, j’étais trop vexée et trop écœurée par le fait que je venais de voir tous mes rêves d’indépendance et de petite vie parisienne s’envoler en fumée.

De ce fait je lance un message tel un SOS : si vous avez une mamie, de la famille, une connaissance qui possède une chambre de bonne au dernier étage d’un immeuble pas trop horrible dans Paris et qui ne me demandera pas plus de 300e par mois et aucune garantie car je n’en ai pas (je suis boursière, je suis pauvre, personne ne peut m’aider, en revanche j’ai le même travail depuis un an et demi), alors n’hésitez plus, faites appel à moi. Non, je ne veux pas faire de colocation, je suis quelqu’un de très solitaire qui aime à se retrouver seul et dans le calme (et qui écoute sa musique très fort), je n’ai pas envie de me barrer de chez moi pour quitter une personne et me retrouver à devoir en supporter d’autres (au moins c’est clair).

A presque 21 ans, je ne supporte plus les inépuisables “range ta chambre, fais ton lit, t’as pas fait ta vaisselle, si t’es pas contente tu te casses, t’as laissé des cheveux dans le lavabo”. Ma mère est très gentille, elle fait tout pour moi et je lui en suis très reconnaissante (en plus elle lit ce blog) mais ça ne me dérangerait pas d’apprendre la vie et de vivre dans des vêtements non repassés. Et de surcroît de ne plus habiter en banlieue, car même si elle est très proche de notre fantastique capitale, je ne la supporte plus, les gens sont laids, méchants, aigris, violents, mal élevés, sales et je me sens agressée par tous les regards que posent sur moi des hommes laids et étranges que seules les banlieues connaissent. Oui, la banlieue (et notamment mon 9-3 non natal et imposé) c’est sale.

Pour prendre pleinement conscience de ce fait, je vous invite à prendre le RER E. Vous vous assoirez dans le sens de marche du train et regarderez sur la droite. Le trajet du train qui traverse Paris est beau, il donne envie, et dès que le RER passe sous le périphérique et entre dans Pantin, tout est laid, triste, et les gens ne sont plus les mêmes. Ça fait bientôt 3 ans que j’emprunte ce chemin et il me rend folle.

Je suis prête à habiter dans une cage à lapin pour ne plus jamais voir ça.

Trêve de plainte, passons à des sujets moins douloureux. Mais douloureux quand même.

J’ai repris la fac. L’enseignement a beau avoir changé d’endroit (3e année oblige, St Germain nous voilà), je hais ce que j’étudie. Plus le temps passe plus je prends conscience de l’inutilité des savoirs qui me sont inculqués, certes je me suis beaucoup enrichie sur le plan de mes connaissances personnelles (je fais de la linguistique pour ceux qui ne le sauraient pas encore) mais jamais je ne trouverai d’emploi avec une licence aussi bousive et méconnue du grand public. La plupart des cours sont une torture que je m’inflige pour pouvoir inscrire un diplôme sur mon CV. Le plus déconcertant est la permanente impression que tous les badauds qui font partie de ma promo sont plus que passionnés par cet enseignement et comprennent tout. Au milieu d’eux, j’ai l’impression d’être une espèce d’erreur de casting qui ne fout rien et qui malgré tout a eu toutes ses années sans jamais devoir aller à aucun rattrapage. Je ne comprends pas ce que je fais là.

M’asseoir et écouter est devenu trop intense pour mes pauvres capacités, je sais que je perds mon temps, j’ai cette permanente idée en tête que je pourrais être utile au sein une entreprise, m’investir dans quelque chose et gagner de l’argent (oui, c’est déjà une idée fixe) et paradoxalement je me dis que je dois finir cette licence puisque je l’ai commencée. Et que d’autre part je n’ai aucune idée du métier que je pourrais exercer. Je suis perdue, merci les études, merci la fac.

Pour finir sur une note intense et joviale, je me dois de vous montrer ce que j’ai fait il y a une semaine sur un coup de tête. Coup de tête qui trottait quand même dans mon esprit depuis plusieurs mois :

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Moi j'aime le cul.

TADAAAA. Question qui vous vient spontanément à l’esprit : “Ca fait maaal ?”. Réponse : OUI ! J’ai eu l’impression qu’il m’enfonçait des couteaux dans le bras et qu’il grattait sur ma peau avec son aiguille (ah pardon ça ce n’est pas une impression). D’autant plus pour la lettre Q qui est pleine de fioritures et pour laquelle il a du tourner et virer. Mais 30 minutes de torture ce n’est rien pour quelque chose qui restera à vie sur votre peau.

En parlant de ça, ce qui est assez drôle voire dramatique, c’est que j’allais chez le tatoueur avec une idée presque fixe, et que ce que j’ai sur le bras ne ressemble absolument pas à mon idée de base. Je voulais des lettres accrochées, mêlées (oui ce sont les lettres de ma fratrie, oui j’ai mis ma lettre en premier, c’est mal mais si j’avais fait dans l’ordre de naissance j’aurais eu JMQ sur le bras toute ma vie et ça n’aurait pas été facile tous les jours) et une police absurde et finalement j’en sors avec une police commune qui est en tête sur DAFONT.COM et des lettres éloignées à mort.

J’étais tellement excitée de le faire et je le voulais tellement que je me suis laissée influencer à mort par l’homme qui m’a marqué à l’aiguille. Tant pis va, je l’aime quand même.

Et ne me demandez pas si j’aime à ce point mes frères, la réponse est dans la question. Mais comme dit ma mauvaise langue (mais néanmoins réaliste) de frère, “tu voulais tellement te faire tatouer que c’est pas ce que ça représente qui importait, mais surtout le fait d’être tatouée”. Oui bon ok, un peu.

Voilà, vous savez tout.

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Je conclurai donc sur une leçon de vie :

  • WORST METHODE DE DRAGUE EVER :

Mise en situation : dans un bar, très tard, je suis ivre, je vois trouble, mais néanmoins je peux toujours entendre et comprendre ce qu’on me dit. Un homme (dans le même état que moi) vient me voir, et sans hésitation aucune, me dit : “je fais de la vidéo, tu as un très beau visage (doigt sur le nez), oui vraiment tu as un très beau visage”. Si j’avais été sobre je lui aurai répondu “tu pues de la gueule à mort et tu es laid”, mais ma seule possibilité de réponse fut “tu es ivre, ne dis pas de connerie”. Non, on ne m’amadouera pas avec des vidéos. Décidément je sais pas ce qu’ils ont tous avec leurs clips et leurs machins mais c’est une maladie (C.F HERE).

Bon et puisque ma petite histoire est à chier (je m’en rends compte maintenant que je l’ai écrite), je vous propose deux notes musicales fabuleuses :

Mayer Hawthorne – Maybe so, maybe no (tout l’album est à écouter, je ne vous le propose pas, je vous l’impose)

Calvin Harris – Colours (pourquoi j’ai mis autant de temps à me familiariser à lui, je l’ignore toujours, c’est un génie)

A la revoyure les loulous.