
Morceau choisi
Un titre (et une photo) des plus alléchants, vous en conviendrez.
Bon allez un article fouilli pour changer un peu des us et coutumes, je n’ai donc aucune trame de départ, pas de sujet à suivre, et bien sûr pas d’idée puisque mon inspiration est telle qu’en ce moment j’en suis réduite à écouter Calogero (non moi non plus je ne vois pas le rapport).
Parlons de ce qui me tracasse le plus actuellement : 2 mois que je n’ai pas eu cours, que dis-je, je n’ai pas eu cours depuis la fin du 1er semestre, soit avant les vacances de décembre, ce qui nous ramène autour du 20 décembre.
Etant l’un des éléments qui constitue une fac très avant gardiste, j’ai du subir la grève contre je ne sais trop quoi (oui je me renseigne peu quant aux revendications des étudiants, tout ce que je vois c’est que ça fait une éternité que ça dure et que nous en sommes toujours au même point) dès la rentrée de janvier, soit celle du second semestre de ma deuxième année estudiantine.
S’il est vrai que je suis une traîne au cul (ou plus simplement une grosse branleuse) il serait faux de clamer que je ne m’inquiète pas quant à mon avenir. En effet, sachant que l’ambiance fac n’est pas ce qui me correspond et que de surcroît ma licence en sciences du langage ne me sera d’aucune utilité lorsque je déciderai de m’insérer dans le monde du travail, j’ai eu la jugeotte de me renseigner quant à ce que je pourrais bien faire après l’obtention d’une équivalence bac+2.
Ô miracle, on peut franchir le seuil de la fac sans pour autant rester coincé dedans. Mon échappatoire : une licence pro. SAUF QUE, si je suis arrivée jusque là (c’est à dire obtenir tous mes semestres sans passer un quelconque rattrapage) rien ne me garantit, vu l’état actuel des choses et mon déphasement face à lui, de réussir le dernier semestre qui me permettrait de bifurquer vers une autre section.
C’est ainsi que chaque jour je me lève, un espèce de vieux malaise au ventre, en me demandant comment je vais réussir à m’en sortir.
La solution des profs : nous donner des rendez-vous à des heures étranges, dans des conditions étranges, pour nous distribuer des tonnes de textes, nous donner des consignes et nous renvoyer chez nous (“ce semestre vous allez apprendre l’autonomie” et mon cul). N’étant pas autodidacte pour un sou, je ne vois pas comment je pourrais travailler sur un sujet sans avoir eu de cours relatant ce… sujet. Ce qui fait que je suis incapable d’entamer quoi que ce soit.
Manque de bol c’est sans compter sur l’horloge qui tourne et l’échéance qui approche. Je n’ai aucune envie de lire des textes et de réfléchir dessus, je veux un ou une prof qui me parle, qui me donne l’envie de suivre son cours et d’en savoir plus sur ce qu’il ou elle m’apprend. Je veux pas réaliser un dossier à la va vite pour avoir une note de fin de semestre.
Manque de bol c’est ce qui nous attend, j’en ai bel et bien l’impression, et c’est alors que mon mal de bide ne va pas en s’arrangeant.
Je ne voudrais pas revenir à bac +0 alors que ça fait déjà 3 ans que je l’ai obtenu (ah que le temps passe vite ma foi).
Vient s’ajouter à ce tracas un autre d’ordre pécunier : mon entreprise ayant vécu sa saison creuse, je n’ai pas travaillé depuis 1 mois et demi, il me reste à peine trois copecs sur mon compte et comme je suis jeune et insouciante et incapable de gérer mon argent, je commence à voir le seuil fatidique arriver.
Et comme je le viens de le mentionner, la jeunesse et l’insouciance me mènent à quelque chose d’extraordinaire : l’envie de voyager. Mise en situation : petite soirée tranquille, 5 jeunes gens autour d’une table, quelques verres puis soudain te vient cette idée fantastique en les regardant, et une phrase sort de ta bouche “si on faisait un voyage quelque part” (oui quelque part, ça va de soi). Et alors là tu ne comprends pas pourquoi mais tous les gens autour de cette fameuse table ont subitement le même entrain que toi. Une discussion animée s’annonce où chacun défend son bout de gras quant à la destination. On en vient à se mettre d’accord, on a tous plein d’images en tête, on fixe une date, on cherche sur internet.
C’est alors que je me rends compte que je n’ai aucune thune et que le découvert va être violent. Mais la jeunesse et l’insouciance faisant foi, je ne renoncerai cependant pas à ce beau projet.
Quelle solutions s’offrent donc à moi ? J’ai envisagé plusieurs options :
- “pleurer un biffeton à l’ancien” en trouvant les arguments clés nécessaire à l’approbation de celui-ci, ou mieux encore créer de toute pièce un mensonge qui tiendra la route “la fac organise un voyage scolaire (mais oui bien sur), papa tu sais c’est important je peux pas râter ça”. Moui, pas terrible.
- trouver un taf au black rémunérateur qui me donnera des sous en moins de deux semaines (si vous souhaitez écrire un livre et que vous avez besoin d’un nègre, si vous voulez décoller de la tapisserie ou repeindre un mur, si vous avez des enfants à garder à temps plein, si vous souhaitez un ménage de printemps dans votre intérieur, je peux tout faire du moment que vous avez la main leste)
- vendre mes vêtements
- trouver un autre taf mouiseux et renflouer mon compte seulement le mois prochain (bonjour les agios)
- être dans la merde.
Oui mais au moins, ça ne sera pas vain car… j’aurai vu du pays.
Une vie palpitante et des questions existentielles en somme.
Accessoirement et si ce n’est pas déjà fait, faites un tour dans les salles obscures, allez voir Gran Torino, Boy A et Harvey Milk. Vous ne serez pas déçu. Âmes sensibles préparez les mouchoirs.
P.S : pour vous détendre vous pouvez écouter ça, vous rappeler votre tendre enfance et déplorer le fait qu’ils n’aient fait qu’un seul album.
















Quitte à faire la négresse écrit un bouquin toi même, laisse entrevoir que t’es bonne sur ta lettre d’intention et t’es peinarde pour un an niveau thune.
J’ai envie de dire que quel beau projet de voyager et je compte bien faire de même malgré mon compte en banque….des plus dépouillé grace au 60e de ma derniere mission..cela dit là si je n’ai pas mon passeport d’ici peu ou la promesse de l’avoir je vais paniquer car le départ est pour bientot… bon calmons nous mais tres bonne idée
sinon la fac c’est une grosse blague nationale ça vaut rien il y a tout à refaire car là c’est merdique
T’as qu’à vendre tes fringues, je parie qu’il y’en a au moins pour un magasin H&M dans tes placards
Sinon pour te faire de la thune tout de suite maintenant, tu peux donner des cours particuliers à des petits ou même à des grands, ça marche bien ça en général !!
J’abonde pour Boy A.
Côté voyage, j’hésite entre Hong Kong et l’Australie. Sinon NYC reste un classique.
Pars un an à l’étranger. Les Anglais font souvent cela entre le bac et la fac et c’est une très bonne idée.
Pour l’Australie, il délivre par exemple un working holidays visa qui permet de séjourner 1 an dans le pays tout en travaillant pour un même employeur 6 mois maxi. Ok c’est loin et il faut payer le billet d’avion et les premiers mois. Mais tu as bientôt 20 ans je crois alors exiges qu’on t’offre un billet
T’as qu’a devenir chasseuse de prime. Sinon travaille pour P.Diddy. Voilà.
Pars en Australie avec mon pote Mangeconne. Tu pourras te convertir au Bouddhisme.
Cyberangele ne lui répète pas ! ahah
je pars à P.R.A.G.U.E !!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Tout le problème de la fac et surtout en sciences humaines et littéraires. Tu passes des années pour avoir un/des diplôme(s) et finalement aucune formation professionnelle et peu de débouchés. Chaque année y a des réformes, des grèves et c’est devenu une habitude que le second semestre est réduit à peau de chagrin.
Sinon Gran Torino à part Clin qui porte ce film à bout de bras ça reste moyen dans l’ensemble, quant à Boy A, c’est d’un ennui… A part Slumbdog, y a rien d’extra.
Pareil que toi, mais la Suède.
Le tout cours-à-des-morveux powered, bien sûr.
Déjà allée à Praha, c’est … pas mal. J’ai quand même déjà rêvé mieux… enfin moi j’dis ça, pas juste parce que je vais à NY hein, juste comme ça, en passant. mouahahah
Moi j’ai choisi etre dans la merde. Et j’ai aussi choisi de retourner a bac +0, une fois mon diplome en poche. C’est-a-dire quand ca aura fait 6 ans que j’ai eu mon bac. Il me reste 3 ans de cours cerebralement ininteressantes. Et je ne peux pas abandonner les 3 annees qui viennent de passer, ayant travaille trop dur pour ca. Grosso modo, a 30 ans, je serai encore en train de demander mon argent de poche a papa, ca me fait peur mais je me suis rendue compte trop tard que je n’aimais pas ce que je faisais. Alors avoir “perdu” 3 ans, ce n’est pas grand chose, crois-moi.
C’etait un commentaire sponsorise par les forums de doctissimo point fr.
“demander des sous à papa à 30 ans”, Ozu, j’te dis NEXT.
Avec un bac+2 tu es bien partie , tu peux tenter le concours d’entrée d’une école de journalisme , si jamais ce domaine t’intéresse …
C’est votre dernier mot steph?
C’est la crise et en plus les facs sont en grèves. Sale temps pour nous. Ca fait plaisir de voir que je ne suis pas la seule à vouloir me barrer, pour une durée indéterminée…
“working holidays” = bullshit , énormément de jeunes le fond, et y a plus du tout de taff en australie, en particulier dans les grandes villes (je parle des petits job).
Pragues , j’espère voir des photos!
Coté rémunérateur, fais comme moi. Je pose nue pour des photographes amateurs depuis 8 mois. C’est pas fatigant et bien payé.