C’est beau non ?
Je viens de vivre une semaine harrassante, mais quand je te dis harrassante je pèse mes mots : une pure semaine de no life, le genre de truc que j’avais plus vraiment vécu depuis mes 17 ans et ma fameuse année sabbatique (non je vais éviter de te reraconter cette période, même si c’est tentant).
En effet, les facs ayant décider de se bra*ler lamentablement les cou*lles et d’être bloquées (oui bon tu vas pas me dire que faire la frève c’est fatiguant) j’allais pas non plus insister chaque jour de la semaine dans l’espoir d’assister enfin à un quelconque cours, j’ai donc choisi l’option de siéger chez moi.
Cependant mardi j’ai fait ma B.A, je suis allée dans la rue, j’ai investi (pendant même pas une heure, faut pas déconner non plus j’ai pas l’esprit soixante huitard, j’voulais juste voir quelle tronche ça avait) le boulevard Saint Michel avec des centaines de roots en colère qui se sentaient investis d’une mission : celle de faire changer d’avis cette chère Valérie Pécresse.
Je t’avouerai qu’avant cette grève, je n’avais jamais entendu parler d’elle (j’ai des circonstances atténuantes : je n’allume pratiquement jamais ma télé, je n’ouvre pas un seul journal et en guise de radio j’écoute Nova. Je ne suis au courant de rien, j’ignorais d’ailleurs qu’il y allait avoir une tempête avant de lire un statut Facebook qui m’a mis au courant. Il s’avère que je ne m’en porte pas plus mal).
Donc tout ce petit incipit pour en venir à deux faits : j’ai redécouvert le plaisir (ou la galère, c’est selon) de vivre une vie de grosse loque merdeuse, et ceci entrainant cela je suis allée au cinéma tous les jours.
Premier point : qu’est ce qu’une grosse loque merdeuse ?
- tu te lèves aux environs de 13-14h (voire plus si envie et besoin sont)
- tu consacres ta journée à ton pc (FB, MSN (bien que j’sois pas trop msn personnellement), séries diverses et variées téléchargées illégalement (pour moi ce sera Skins et Friday Night Lights), musique très forte que tu ne peux pas écouter quand la maîtresse des lieux est là, lecture de blogs absolument pas intéressants, un petit Tétris de temps à autres, création de compte sur deezer, rechargement de l’Itouch, réception d’email de fans en transe… j’en passe et des meilleures)
- tu restes en pyjama
- tu petit déjeunes à 14h
- tu déjeunes à 16h
- tu pues de partout mais tu ne te laves pas
- tu te fais chier alors tu retournes un peu dans ton lit en attendant qu’une idée surgisse
- tu vas te laver les dents histoire de dire que tu as pris soin de ton hygiène au moins une fois dans la journée
Deuxième point : puis, vers 16H, tu te dis “hey grosse, si tu sortais prendre l’air 5 min, t’as la carte UGC illimité quand même, bouge ton gros cul dégueulasse”.
(bien qu’aujourd’hui il se peut que je n’ai pas ce type de réaction).
Alors, comme je m’emmerde vraiment, je me dresse un petit plan, je regarde tous les films dans tous les cinémas parisiens qui acceptent ma carte et je pars, seule, à l’aventure et à la découverte de ces salles (oui je galère, c’est vrai, oui, c’est moi la fille toute seule assise au dernier rang).
Et là je réagis car quelqu’un a eu l’audace de me demander des critiques quant aux films que j’étais allée voir…
On va faire bref et simple : Slumdog Millionnaire est LE film de 2009.
J’émets le même avis catégorique que celui que j’avais eu pour Into the Wild en 2008.
Dans deux domaines complètement différents, ils ont la même valeur à mes yeux, c’est à dire l’excellence.
Ensuite, réfèrons nous à la liste des “derniers films vus en date” située sur votre droite, du plus récent au plus reculé :
RICKY
Grosse daube. Infime merde. Pourquoi j’suis allée voir ce… truc ? Du début à la fin je me suis demandée l’intérêt d’une telle connerie. Mais où le scénariste est il allé chercher une telle idée ? Il devait faire caca et il s ‘est dit “Ô mon dieu ça y’est j’y suis, je tiens quelque chose”. Un enfant avec des ailes… on nous prend vraiment pour des cons. J’ai même pas compris la fin, ça devait être trop intellectuel pour moi sans doute. J’aimerais vraiment avoir l’avis de quelqu’un qui serait capable de m’expliquer ce que je n’ai pas saisi. Pendant l’intégralité de la séance je me suis dit “ah je serai bien mieux affalée dans mon lit avec mon pc sur les genoux”.
EDEN A L’OUEST
On commence tout de suite par l’unique mauvais point : comment on peut avoir si peu de respect pour ce film, au point de le mettre dans la plus petite salle de l’UGC Ciné Cité les Halles (ouahou ça en jète dit comme ça) le jour de sa sortie ? La salle devait faire 70 places à tout casser, ce fut blindé, je me suis retrouvée au 2ème rang face à l’écran, coincée entre deux vieux, alors que j’étais arrivée 10 minutes avant la séance.
Bref vous voulez de la critique de film, pas de la critique de salle, je sais.
Alors là j’ai envie de vous dire mesdames : mais qui EST ce personnage principal que je n’ai jamais vu nulle part ? vive émotion dans tout mon corps, on tient quelque chose là je vous le dis. Ma que bueno le saligot. Son V en bas des hanches m’a complètement retournée. Ah mince je dois parler du film.
Et bien là j’ai envie de te dire que c’est assez bon, j’y ai cru. L’idée est pas mal, je me suis attachée au personnage (faut dire qu’il avait quelques arguments convaincants, rho pardon j’arrête), j’ai pas regardé ma montre. Ce cher Elias-Alias nous fait voyager, y’a de beaux paysages, c’est attendrissant, tout le monde joue bien (notamment les Allemands). La fin est un peu bidon mais ça se tient. Je le conseille vivement.
LOL
J’avais honte de rentrer dans la salle, j’avais honte qu’on me déchire mon billet, je me suis faufilée au dernier rang dans une immense salle blindée de coconnes en train de mâcher leur chewing gum et leurs popcorns avec leur petite maman d’amour ou leur meilleure amie de la vie (BFFE).
Ayant vu la bande annonce, je ne pouvais pas râter ça. Des mecs déguisés en BB Brunes, Paris en trame de fond, une bande son aguicheuse, certains diront que c’était un film fait pour moi, Ô gros cliché que je suis. J’ai honte de le dire mais ça a tout à fait marché, j’ai ri comme une pourciaude, je me suis reconnue dans certains des dialogues, j’ai reconnu mes parents dans d’autres, je suis tombée sous le charme de Maël et sa coiffure extrêmement gerbante, j’ai trouvé qu’ils jouaient tous bien, que l’humour était pertinent.
Oui monsieur, j’aurais presque envie de te dire que j’ai envie d’y retourner (aaaaaaah jet de caillasse en pleine face). J’aime le cinéma FRANCAIS.
Sortant de la salle, j’avais très envie de rouler une grosse pelle à un homme à frange. Malheureusement il n’y en avait pas et j’ai du refroidir ma libido en me disant que je n’avais plus d’homme dans ma vie.
L’ETRANGE HISTOIRE DE BENJAMIN BUTTON
Alors là je t’arrête tout de suite, Brad et moi ça n’a jamais été une grande histoire d’amour. Trop blond, trop vieux. Ce n’est donc pas sur ce critère de sélection que je m’y suis rendue.
Je voulais juste percer le mystère.
Et en fait ce qui ressort de tout ça c’est un étrange mal de cœur, les yeux qui te piquent tout le long sans que tu arrives vraiment à comprendre pourquoi. C’est un peu long, mais je me suis prise au jeu.
Je n’arrive pas vraiment à émettre d’avis concret. Disons que c’est étonnant et qu’il faut aller le voir pour s’en rendre compte.
ESPION(S)
Tout comme Maël de LOL est le sosie d’un de mes cousins, Guillaume Canet est le sosie de mon grand frère. Ca me perturbe à chaque fois. Non je ne vous les présenterai pas.
Bref ce n’est pas là qu’on doit en venir.
Hum, film un peu bidon. Pas grand intérêt. Géraldine Pailhas est d’après moi une piètre actrice, trop molle, trop gniangnian, exaspérante. On part déjà sur de mauvaises bases. L’histoire ne tient pas debout.
Juste intéressant du point de vue de la visite de Londres. A part ça, rien.
SO, Let’s continue !
LES NOCES REBELLES
No comment, j’ai détesté de chez haï. En V.F en plus. Berk.
THE CLUB
Hum je ne sais pas si je dois donner mon avis vu l’inutilité de celui ci étant donné qu’il a été diffusé dans un nombre très restreint de salles et qu’il ne doit déjà plus passer nulle part. Déjà j’arrive, un jeudi après midi vers 15H au MK2 Bibliothèque, il devait y avoir 15 ou 20 pékins dans la salle, que des MECS étranges qui se sont dits “attention y’a de la boxe, c’est en Angleterre, c’est violent”. J’étais donc la seule présence féminine dans l’assemblée.
Le film en lui même, très intéressant, on s’accroche à ce poor man qui veut s’en sortir et qui du haut de sa gringalitude et de sa sale petite tête de fouine tente de se faire respecter aux portes d’entrée d’une boîte. Bon je grossis le trait parce que l’histoire est quand même bien trouvée et on s’attend pas une seule seconde à cette chute là. Pas super super crédible mais distrayant.
SLUMDOG MILLIONNAIRE
Ah, on y vient. Mais ce film mais comment t’expliquer ? Ce que j’ai ressenti n’est pas trop descriptible. Un pur moment de jouissance cinématographique je crois. Déjà tu ne vois pas les 2 heures défiler. Tu passes par plein de sentiments, tu t’accroches à l’histoire de ce môme, aux gens qui sont avec lui. Bon ce qu’il faut expliquer si vous ne l’avez pas vu (non je ne vais rien dévoiler) c’est que le récit est séparé en plusieurs phases qui correspondent à différents âges du personnage principal, et à chaque âge forcément, correspond un acteur.
Je crois que je n’ai jamais été aussi impressionnée par un acteur que par celui qui joue son plus jeune âge (et ses compagnons de l’époque). J’arrive pas à m’en remettre il est plus qu’excellent je ne pensais pas que c’était possible.
Pas une seule fausse note, même au générique (j’ai envie de dire SURTOUT au générique) tu restes assis. T’es tenu en haleine du début à la fin sans savoir où ça va te mener.
Extraordinaire, après ça y’a beaucoup de chance pour trouver tout le reste mauvais.
i s’prennent pour les seigneurs de Dogtown là ou quoi ? non faut pas déconner les mecs
EVERYTHING IS FINE
Un film en québecquois sous-titré en français. C’est tout ce que j’ai à dire. Et c’est déjà beaucoup.
SEPT VIES
AAAAaaah qu’est ce qu’il m’a énervé ce film !!! Tout du long tu te demandes pourquoi Will fait cette tête de désoeuvré, tu te demandes où ils veulent en venir, t’arrives même pas à être ému tant que la chute n’arrive pas. Et bien sûr à la fin t’as la boule dans la gorge qui fait très mal parce que tu veux pas pleurer devant tout le monde.
Etrange mais ça se regarde. J’suis pas fan.
ET APRÈS
Concluons donc sur ma plus grosse déception. Inutile de repréciser que je suis l‘adoratrice en chef de Romain Duris, je crois que t’avais compris. J’attendais donc cette petite chose comme le messie, j’avais mis mon réveil le jour J. Ou pas. Je me dis quand même, le type se retrouve avec Malkovich, c’est du lourd, doit y’avoir matière à se faire plaisir. Et là, mais là… qu’est ce que c’est que ce gros navet ?
J’ai lu le livre évidemment, et tant sur le plan de l’histoire que de tout, le film ressemble pas à ce que j’ai le souvenir d’avoir lu et qui avait réussi à me transporter.
Adaptation bidon, passages étranges. Romain est toujours aussi juste dans ses émotions et tout le tralala mais c’est d’une connerie affligeante, limite sans intérêt.
Il ferait mieux de se cantonner au cinéma français plutôt que de vouloir ouvrir ses frontières à des trucs américains à gros budget qui laissent pas place à ce jeu d’acteur qu’on lui connaît si bien, où on a l’impression qu’il n’y a aucun scénario et qu’il improvise à chaque fois.
Là c’était lisse, plat, bidon et long de surcroît. Et là j’ai envie de dire : mais qu’est ce qu’il est allé faire là dedans ?
Voila j’ai fait le tour, il me reste plus grand chose à aller voir maintenant.