AncheLe se lance dans la photo
On va être clair net et précis, il sera inutile que je passe par quatre chemins : à partir du moment où j’ai remis les pieds à la fac en septembre pour entamer ma deuxième année de SCIENCES DU LANGAGE (noooon je ne vous expliquerai pas ce que c’est car je ne sais pas non plus), j’ai su que je voulais me barrer.
Préférant mon lit à certaines heures de cours trop matinales vis à vis de mon rythme de vie, choisissant d’écourter certaines de mes journées et de rentrer à la maison car il y faisait meilleur vivre, je me confortais dans l’idée que s’en était fini pour moi et qu’il me faudrait rebrousser chemin et repartir à bac +0 à la rentrée prochaine.
Je clamais donc à qui voulait l’entendre (bon sauf à mon papi qui pense que j’ai trouvé ma voie), et notamment au peu de petits camarades qui m’entourent dans cette maudite fac, que je vivais mes derniers instants en leur compagnie.
Passant mes examens du troisième semestre de ma licence comme si j’avais décidé d’aller chez mon boulanger, c’est à dire sans prévenir et sans m’y préparer, je remplissais mes copies avec le peu de connaissances que j’avais concernant les différents sujets à traîter (c’est à dire ma propre culture générale car ma table me servait plus à rejoindre Morphée qu’à écrire ce que ces chers professeurs me confiaient) et allait parfois jusqu’à faire quasi copie blanche.
Persuadée, aujourd’hui même, jour de ma rentrée (oui j’ai eu un mois de vacances voire plus, non ne sois pas jaloux l’envie est un péché et j’ai consacré ce temps à travailler) que c’était la fin des haricots sur le tableau d’affichage des résultats, je disais donc à ma mum ce matin lorsqu’elle quittait notre demeure, qu’elle ne s’attende pas à ce que j’obtienne un quelconque diplôme cette année.
A 8h45 du matin, alors que j’étais encore chez moi et que mon camarade estudiantin avait déjà cours, celui ci m’envoya un Short Message Service pour me confier qu’il n’avait pas son semestre. Je lui transmettais donc tout mon désarroi en ajoutant qu’il était inutile de me mettre au courant de ce qu’il en était pour mon cas et que je disais déjà bonjour aux rattrapages.
Réponse : “nan mais arrête tu l’as”.
MOUAHAHAHAHA. “je déteste ce genre de blague”
“je vois pas pourquoi j’irai inventer une connerie pareille”.
Cris de joie, prière sur un tapis, saut sur mon lit, Jason Mraz en fond musical, oui, j’ai obtenu mon semestre.
Avec un 16 en informatique (pour changer). Et sans doute un prof amoureux de moi et de mes petites blagues salaces.
HIHIHIHIHI.
Mes hypothèses sont les suivantes :
- j’ai le cul bordé de nouilles
- je suis trop cultivée et n’ai plus besoin d’étudier
- je suis toujours une intello comme quand j’avais 7 ans
- dieu m’aime et souhaite que je poursuive mon année jusqu’à la fin
Toujours est il que suite à ça, j’ai décidé de rester à la fac pour terminer ce que j’avais commencé.



La magie des premiers instants, le déballage intempestif, le bordel grandissant dans ma magnifique chambre (dont vous rêvez toutes n’est il pas)
On va bien s’amuser 














