
Non, je ne vous ajouterai pas.
où est Charlie ? (cherche la plus dégueulasse)
J’aime constater avec effarement l’ignorance que porte vis à vis de nous la génération précédente (soit celle de nos parents, et si nous poussons plus loin dans nos retranchements, mettons celle de nos grands parents).
Étant la seule fille d’une fratrie, j’ai toujours représenté aux yeux de mon grand père une sorte de huitième merveille du monde qui aurait tout réussi, qui serait sainte et pure et qui incarnerait la parfaite petite fille.
Cette image s’est quelque peu effritée et il a commencé à déchanter lorsque, dénuée de courage il y a deux ans, je quittais une école de tourisme au bout de deux jours pour me consacrer à une année sabbatique. (dois-je ajouter aussi mon bac STT, par refus de me rendre au conseil pour plaider en ma faveur et faire ES ?).
Bref, hormis ces petits détails, force a été de constater qu’il m’a toujours considérée comme une sorte de chef d’oeuvre et que ce concept m’a toujours fortement dérangé, car portant sur moi le lourd fardeau de la descendence féminine qui est sage et qui réussit ses études, j’ai longtemps hésité à me perdre dans les méandres d’une vie moins bien rangée.
J’ai fini pas comprendre que cet homme se voilait la face sur notre jeunesse lorsque, un dimanche midi, lors d’une réunion-repas de famille précédée d’une nuit blanche, d’une tournée de boîte, de moult roulages de pelles à t’en faire rougir le menton et d’une forte absorption d’alcool, je m’écroulais sur le canapé, les yeux dans le vide et l’impossibilité de m’investir dans une conversation.
Mon big father, étonné de mon comportement auquel il n’avait jamais été confronté en 19 ans de fréquentation gomarienne, se mit à me poser la question fatale “mais t’es sortie hier soir ?” “oui papi” “et alors, qu’est ce que t’as fait, t’as bu ?” “oui papi” “mais t’as bu quoi” “un peu de vodka” “et t’es allée en boîte” “et alors avec les garçons” “chut”.
J’ai senti dans son regard que tous les espoirs qu’il avait fondé en moi s’écroulaient peu à peu, le laissant seul à ses rêves de pureté et de saintenitoucherie, sa petite fille était devenue une loque, comme toutes les autres, chose en laquelle il n’aurait jamais pu croire, même dans ses cauchemars les plus cauchemardesques.
Autre fait remarquable, constaté auprès de mon humble père, qui, bien qu’il nourisse moins d’espoir en moi car m’ayant vu échouer à plusieurs reprises, m’a toujours quelque peu adulée (ce qui a toujours déplu à mes frères, mais il est à noter que je n’avais pas non plus demandé à être la seule fille aka LA CHOUCHOUTTE au milieu de trois garçons, que veux tu) et vue telle une fille sérieuse et bien rangée :
la dernière fois, je rodais dans la Fnac à la recherche de livres à me mettre sous la dent (oui car en ce moment mon échappatoire dans les transports n’est plus la musique mais bel et bien la lecture, ah pardon je digresse) lorsque soudain je tombe sur Françoise Sagan. M’étant intéressée à sa vie mais pas à son oeuvre, je décide donc de m’y adonner et saisis sans remord son “Bonjour Tristesse”.
Arrivée à la caisse et pensant qu’il est quelque fois du devoir de mon paternel de sortir la monnaie (quelle phrase ignoble, se dirent ils) je lui confie mes précieux et lui demande s’il peut aller payer. En sortant, celui-ci s’empresse de me rétorquer “ah bah tu lis Sagan, ça y’est tu vas te mettre à fumer du shit”.
Rire intérieur de petite conne.
Il est à noter que mon père ne m’a jamais aperçue avec une cigarette à la bouche et que si c’était le cas, je pense qu’il me répudierait (je n’habite pas avec cette brave personne, il est important de le mentionner).
Pire doit être son ignorance quant à mes relations avec la gent masculine. Un drame se tramerait s’il se mettait un jour à s’en inquiéter. (mais non, pas avant le mariage évidemment).
La question que je me pose pour conclure sur cette note quelque peu crisedadolescentéeuse est donc la suivante : pourquoi nos anciens se voilent-ils la face à ce point quant à notre comportement ? n’ont ils pas eu de jeunesse ?
(affiche directement inspirée de ceci, disponible sur toutes les bonnes lignes de métro et cabines téléphoniques parisiennes, hommage à Fabrice Yahyaoui)J’offre mon visage, ma plume, mon talent inexistant, ma personne tout simplement (dans la limite du raisonnable, du décent et du légal bien sûr) si quelqu’un a besoin de moi et est prêt à m’offrir un salaire conséquent en échange, qu’on se le dise.
Je suis en mesure de tout quitter.
… un français face à un étranger qui maîtrise très mal notre langue, se met toujours à lui parler très (TRES) fort et à répéter à plusieurs reprises la même phrase, sachant qu’il n’est pas sourd ni autiste mais qu’il ne comprend juste pas.
J’ai pu constater cette situation à plusieurs reprises aujourd’hui, sachant que je travaillais dans une pharmacie très passante dans le 19e arrondissement, arrondissement qui atteint le paroxysme de son hétéroclysme (un bac+3 au minimum est nécessaire à la compréhension de cette phrase). De ce fait, les non francophones étaient nombreux à venir réclamer leur dose de Doliprane (ou autre médicamentation).
Les pharmaciennes étant visiblement (pas visiblement, je dirais juste complètement) connes, elles réitéraient cette action à chaque fois. Notamment auprès des asiatiques, en leur gueulant dessus comme des tarées.
Dans mon coin avec mes étiquettes et ma ganache enfarinée, je ne pouvais m’empêcher d’être exaspérée et de me demander : “mais… POURQUOI ???”
Étant une femme atteinte de grande curiosité, une interrogation des plus inquiétantes me vient soudain à l’esprit : sommes nous les seuls, mes camarades et moi, à participer à des soirées que l’on pourrait intituler “gros foutage de gueule on Facebook” ?
Explication et fonctionnement : tu es au minimum entouré d’une personne, vous disposez d’un computer juste devant vous (et d’une connexion internet, c’est très important), vous vous rendez sur le nouveau moyen de communication très en vogue que tout le monde utilise qu’est Facebook et vous décidez d’un commun accord de regarder les photos sur lesquelles les gens qui vous entourent ont été “tagués” (visiblement contre leur gré).
C’est alors que vous cassez d’immenses barres, tout le monde y passe (potes, petit(e) ami(e), mec que tu connais via l’intermédiaire du mec que t’as vu une fois) et est rhabillé pour l’hiver. Tu pleures de rire en ameutant tout l’immeuble tellement tu es cochonesque, tu fais pipi dans ta culotte, à la simple vue des diverses activités et faciès pratiqués par les individus devant un objectif.
Et tu deviens méchant alors que la personne en question n’a rien fait pour ça, mais c’est tellement bon.
Exemples de phrases clés prononcées ou entendues lors de ce genre de soirée :
Et parfois, dans un élan de bonté, nous pouvons entendre ou nous entendre dire :
Ah pardon à chaque fois ça redévie du côté obscur.
Donc, je réitère ma question : cette activité est elle en pleine expansion ou sommes nous les seuls à la pratiquer ?
La semaine qui vient de passer a été marquée par deux grands tournants (et évènements) dans ma vie (et aussi celle de beaucoup de gens par la même occasion).
Tout d’abord, pour ne pas jouer dans l’originalité, il y a eu ça :

Tous les gros racistes n’y croyaient pas, j’entendais le vent du “mais rêve pas ça va pas être lui, ils ont voté pour Bush deux fois ils continueront dans cette voie” ou encore “moi j’men fous” mais quelle ne fut pas ma surprise lorsque je daignais enfin regarder mes sms en me levant mercredi matin et en lisant “OBAMA EST LE 44EME PRESIDENT DES ETATS UNIS, REVEILLE TOI” (oui bah il va pas non plus m’empêcher de dormir ce brave Barack). Larmes de joie, cris de bonheur réveillèrent mon tendre voisin qui, dans une sorte de langage d’homme qui vogue encore dans les flots du sommeil, réussit à me marmonner un violent “mais on s’en fout d’Obama”. Rabajoie quand tu nous tiens.
C’est donc soit disant une nouvelle ère qui nous attends, je veux bien y croire (mon utopie me perdra-t-elle ?).
Pour fêter ça je tente donc de rendre hommage à ce nouveau président de toutes les manières qui soient, et j’aime encore plus le faire avec des camarades de couleur (haaaan) pour complètement marquer le coup :

Ca c’est fait.
MAIS, et je dis bien MAIS, le fait le plus exceptionnel de la semaine ne fut autre que CELUI-CI :

Un an, 200 000 visites, ce qui nous fait si on sait calculer de tête (attends je vais chercher la calculatrice) du environ 16 666 visites per month, et si tu redivises ça par 30 ou 31 tu déduiras de combien sont mes visites quotidiennes (ah bah c’est pas très beaucoup en fait).
Je tiens à remercier ma maman (qui cautionne et qui se délecte de mes écrits et qui n’a pas trop apprécié l’article situé ci-dessous) sans qui rien n’aurait été possible et par dessus tout, mon année sabatique 2006-2007 sans qui je n’aurais jamais songé à écrire sur internet par l’intermédiaire d’un beulogue à des gens que je ne connaissais pas dans le but de me créer une vie sociale internétienne en désespoir de cause.
Je tiens aussi à remercier tous les gens que j’ai rencontré en vrai de vrai depuis mon apparition sur la toile et qui m’ont fait cessé de me moquer de tout ce monde parce qu’en fait ils sont cools et sympatoches et qu’ils m’ont fait kiffé ma race (ou presque), j’ai donc nommé (par ordre croissant) :
Yaëlle
Neptoon (à l’époque où il était le roi de skyblog)
AngeLe
Luuuuc
Jin
Superstefou
Lâm
Ruben
Flore
Ally’s
Léo
Paya
Pamploo
Je ne pense pas en avoir oublié, si c’est le cas fustigez moi. Ah si pardon je suis partie en Espagne avec 4 blogueurs fous, fouillez dans les pages précédentes et vous finirez par trouver.
Et évidemment merci d’être de plus en plus nombreux à suivre avec allégresse mes péripéties et aventures passionnantes.
Bien affectueusement, votre dévouée Gomar.

Je ne supporte plus de me lever le matin pour aller en cours.
Chaque réveil qui sonne et chaque nouvelle journée en vue d’aller poser mon cul dans une salle de classe est devenu pour moi une véritable torture.
Je n’aime absolument plus ce que j’étudie, je ne supporte pas les personnes qui m’entourent dans cet amphi (98% de filles (banales, moches et connes), avec les éternels mêmes sujets de conversation, qui critiquent les profs et les difficultés qu’elles rencontrent, à baragouiner sur leur vie de merde, ça te dit quelque chose ? moi oui), dans ces salles, je déteste l’ambiance de ma fac qui me paraît plus qu’étouffante, les profs m’endorment et m’inintéressent à un point inimaginable, j’ai beau me concentrer ça ressort aussi vite que ça rentre (d’où les phrases non terminées sur mes copies), je me fais chier, j’ai l’impression de perdre mon temps et de venir pour faire acte de présence, à voir mon corps assis là tandis que mon esprit vogue à dix mille lieux de ce détestable endroit, bien loin du sujet du cours qui se déroule en face de moi (parce qu’en plus je suis contrainte et forcée de me mettre au premier rang, on se demande pourquoi…).
Preuve en est de la décadence de mon parcours, cette semaine, sur 16 malheureuses heures de cours (oui je n’ai que 3 jours de cours par semaine et je me plains, fustige moi), je n’ai assisté qu’à 12, en en esquivant 4 qui me paraissaient plus qu’inutiles (oui j’ai le droit de juger qu’elles ne servent à rien).
Je ne ressens aucun scrupule à l’idée de me dire que j’ai pu rater quelque chose, et je n’ai jamais pris la peine de demander les cours à qui que ce soit, sachant que je ne prendrai pas la peine de les lire puisque je ne peux plus souffrir de m’intéresser à quoique ce soit qui puisse avoir rapport avec de la LINGUISTIQUE (oui c’est ce que j’étudie, ça sonne bien en bouche n’est ce pas).
Mon activité principale, comme je l’avais mentionnée quelques articles auparavant, est de somnoler sans cesse en regardant un prof dénué d’un quelconque pouvoir de conviction dans ce qu’il me raconte.
En première année je me demandais déjà ce que je faisais là, même si je persistais à croire que je finirais bien à un moment ou à un autre à me passionner pour quelque chose, alors je m’accrochais, je lisais des bouquins en rapport, j’étais attentive à ce qui se déroulait sous mes yeux. Je gardais espoir en me disant que ce n’était qu’une introduction et que la seconde année s’annoncerait plus prometteuse.
Poudre aux yeux, rien n’en est. C’est de pire en pire.
Je crois que l’apparition de mon Itouch et le réseau wifi illimité de la fac contribuent eux aussi un tant soit peu à ma dégringolade vers la blasitude et l’envie de voir autre chose.
Une seule chose me fait tenir : l’idée de me dire que je bifurquerai en 3e année vers autre chose, après l’obtention de l’équivalent du DEUG (oui tu peux le demander) qui justifiera mes deux ans dans cette fac de malheur, si obtention de la 2e année il y a, chose qui risque d’être compliquée vu mon enthousiasme actuel.
Je me sens bloquée dans un truc qui ne me mène à rien et à mon humble avis il n’y a rien de pire que de se forcer à se lever pour aller faire quelque chose qui vous fait presque mal au ventre tellement vous le détestez. Voilà où j’en suis rendue. Me forcer à aller apprendre quelque chose, alors qu’il y a quelques mois encore je revendiquais le fait que c’était un cadeau qui nous était offert que de nous permettre d’étudier et qu’il fallait avoir plus de respect pour les profs.
Aujourd’hui je viens à en douter.
Il m’arrive de me demander si je ne ferai pas mieux d’aller travailler et d’apprendre la vie plutôt que de me pousser à aller là-bas. En même temps avec seulement un bac en poche obtenu depuis 2 ans et demi déjà, je doute de réussir à aller bien loin.
Heureusement que j’ai d’autres échappatoires et que ma vie ne se résume pas seulement à me rendre en cours (ce qui a déjà été le cas, oui oui ma bonne dame) sinon je n’aurais plus qu’à sombrer du côté obscur de la force.
Mot d’ordre : désespoir.
Je n’arrive pas à pondre, c’est insupportable.
J’écris des bribes, ça commence à venir, je poursuis dans mon élan et soudain… plus rien.
Concrètement si je réfléchis, je crois que plus j’ai de la matière sous le coude et moins j’arrive à la concrétiser à l’écrit.
Ca m’exaspère.