
“Dans le doute abstiens toi” disait un prêcheur de bonne parole dont le nom nous a échappé.
Comme je n’aime pas les adages, je n’ai pas eu la lueur d’esprit de respecter celui-ci, et c’est sans me méfier que je me suis rendue jovialement dans une salle de cinéma afin de contempler le si encensé “Entre les murs”.
Et là, O dures ont été ces deux heures assises dans ce siège non confortable avec un homme à grosse tête devant moi. J’ai même eu le plaisir de m’endormir, c’est peu dire.
Ce sont bien évidemment les bonnes critiques (ainsi que la Palme d’Or) et tout le bruit engendré par ce film qui m’ont mené à aller le voir, ce qui m’incite à me demander si je n’ai pas un soucis d’ordre psychologique qui ferait que je n’aime pas ce que la masse aime (tout du moins dans le cas présent) ou encore un soucis d’ordre intellectuel qui ferait que je ne comprend rien.
Pour moi ce film est tout simplement un gros navet insupportable, surjoué, avec des mômes autistes qui posent des questions qui n’ont pas lieu d’être posées même si on veut faire rire le spectateur, avec un enchaînement de clichés et une apologie du mauvais élève qui a un comportement de merde mais si sa mère dit qu’il est gentil c’est qu’il est gentil voyons, une gamine qu’il faudrait bruler sur le bucher de la connerie et de la laideur (Esmeralda si tu nous regardes, mes hommages), un prof viteuf drôle même si je doute que les enseignants cassent leurs élèves d’une manière si ironique (du moins en 16 ans de pratique écolière je n’ai jamais vu ça) et tout simplement la permanente impression de te demander ce que tu fous là, enfermé dans cette salle de classe avec ces gros gogoles stéréotypés à base de “le lascar”, “le lascar repenti qui fait sa crise à la fin du film parce qu’il est pas devenu si calme que ça”, “la grosse moche bout-en-train de la classe”, “la belle gosse déléguée”, “le gothique skateur sans yeux qui te balance son discours sur la différence et vas y que j’suis différent que vous vous êtes tous pareils”, “la mère d’élève qui parle pas français alors c’est le grand frère qui fait le traducteur et si son frère il est pas gentil bah il va retourner au Mali”, j’en passe et des meilleures.
Un régal pour les sens en somme.
Quelle ne fut pas ma joie lorsque le générique (voulu sans doute avant gardiste puisque sans musique, huuum sans doute pour mieux digérer le message inexistant de ce film) daigna enfin apparaître telle une libération.
C’est pas parce que j’ai la carte UGC que ça excuse tout.
















Bienvenue dans mon monde.
Tu m’as rappelé un de mes pires souvenirs ciné au monde, alias L’esquive, le film qui pousse à la haine.
Heureuse de constater que je ne suis pas la seule à avoir détester ce film. Je m’attendais à mieux étant donné la Palme d’Or et un jury présidé par Sean Penn… Mais tout ce que j’ai gagné, c’est un mal de crâne…
@Matthias : L’esquive : un gros navet lui aussi, je suis bien d’accord avec toi… Pendant tout le film, une envie de foutre des baffes à Sara & Co
Bonne continuation Margaux…
L’esquive ! Contrainte et forcée à aller le voir par mon prof de français de 2nde qui trouvait que c’était un chef d’oeuvre, que ce mélange ghetto-théatre jeunes de cités qui parlent un langage soutenu était fabuleux !
Sara Forestier aurait quand même du rester dans ce domaine, ça lui allait si bien avec ce fort accent banlieusard pouilleux.
Bref, encore une bonne grosse daube mais sur l’échelle de la daube, il arrive moins haut que le cas susnommé.
Luluche tu me fais penser que j’avais oublié de mentionner l’appui de Sean Penn qui est mon idole depuis qu’il a pondu Into the Wild donc forcément je me suis dit “c’est bon je peux foncer tête baissée” hey bah non.
Je suis scandalisée ! Comment as tu pu ne pas aimer, c’est pas un chef d’oeuvre certes. Mais quand même. Faut prendre un peu de recul sur ta propre adolescence. Se rappeler la naïveté de cet âge là. Et pour avoir travailler deux ans en collège, ce n’est pas un cliché, ça existe vraiment. Les lascars, le pauvre et esseulé gothique de la classe, les gamins qui pensent que “le tunnel sous la manche est une légende et n’existe pas vraiment” (!) ou encore ne croient pas que le verbe marmonner existe et sont persuadés qu’il s’agit d’une insulte.
Sinon pour Esmeralda, j’ai envie de lui faire un brushing tout le long du film. J’avais oublié le nombre d’appareils dentaires dans une classe de 3ème.
Et ne me dis pas que tu n’as pas ri quand le petit turc dit à la belle gosse déléguée que lui aussi est complexé par ses oreilles décollées.
Merde Khad j’devais dormir au passage que tu mentionnes, parce que j’ai vraiment pas beaucoup ri.
J’ai pas aimé j’ai pas aimé, j’conçois le fait que d’autres aient eu une vision différente mais j’sais pas, j’le digère pas ce… truc. Quand ils demandent la définition des mots c’est quand même bien bien affligeant même le pire des cons sait ce que ça veut dire.
Et le coup du “j’suis pas homosexuel, t’es rassuré ?”. Genre faut avoir peur s’il l’avait été. Le prof est trop pas pédagogue, y’a plein de petits sujets qui débutent mais c’est jamais exploité jusqu’à la fin.
En gros ça m’a saoulé. Malgré l’entrain que t’avais eu à en parler j’ai pas été convaincue.
T’façon t’as pas aimé wall-e, depuis, j’t'écouterais plus jamais sur l’avis d’un film. *regard scarface*
J’avais déjà trouvé le livre chiant et cliché à mort aussi, j’étais très étonnée de voir la palme accordée.. tu confirmes mes doutes! C’est laquelle Esmeralda? Si laide que ça ou tu es particulièrement sévère?
XX
Anchele souviens toi qu’on a les mêmes gouts dans absolument… rien. ahaha.
Esmeralda c’est le personnage à qui on a attribué le plus grand role, qui a des cheveux pire qu’une foufoune savaneuse et un ratelier pire que la gare du nord.
Complètement d’accord, film vraiment relou qui ne mérite pas toute cette pub, surtout à cause de sa cliché-itude (hum.). Au passage tiens aussi, Vicky Cristina Barcelona est vraiment bien, j’trouve…
Comme beaucoup ça me rappelle l’Esquive… Forcé comme beaucoup de 2nd à aller le voir, à pied, parce que au lycée c’est des radasses.
J’imaginais comme ça… si parce que le film sort la grosse promo en raison de la palme d’or, ça nous fait un mouvement à la Ch’ti. J’imagine déjà les T-shirts “Fière de ma cité” ><.
J’me permet un petit hors sujet… J’adôôôre ce blog, hop’la c’est fait
Mais moi j’ai pôôô d’réponse! Aller un autre article je veux de la lecture!
Je n’ai pas vu, il ne m’inspire pas des masses ce films, mais si je peux te conseiller, Half Nelson, si tu ne l’as pas vu of course ! C’est un film américain (je sais t’es pas fan ^^) qui traite d’une bien jolie façon la relation d’un brillant prof blanc d’histoire junkie avec ses élèves, dont surtout une, dans un quartier de blacks sensible. Une belle histoire, de bons acteurs, une bande-son géniale, bref un film à voir et revoir !
Kisses
Pas encore vu mais bon, on sait à quoi s’attendre sur ce genre de films… dans n’importe quelle classe normale tout le monde fermerait sa gueule en attendant tranquillement que ça passe ou foutrait le bordel en discutant avec le voisin. Alors forcément comme c’est un film où ils parlent, ils sont bien obligés de mettre des dialogues, et forcément ça sonne faux. Le pire c’est un film qui se veut imitant les conditions réelles, là soit tu crois voir un documentaire (j’ai qu’un seul exemple : Ken Loach) soit ça sonne faux et archi-faux. Je crois qu’il faut essayer d’aller au-delà de ça pour apprécier le film.
Mais je rejoins Khadija sur le fait que tu oublies sans doute le nombre de conneries qu’on peut sortir quand on est jeune, qu’on veut se la jouer rebelle avec le prof, ou qu’on pense énoncer des vérités définitives, etc. En fait, par définition, un ado surjoue même dans la vie courante !
+1 pour Indy, “Half Nelson” est vraiment bon.
Déjà que j’avais pas envie d’aller voir ce film … eh bien après ton article, j’ai encore moins envie de dépenser mon temps et mon argent au ciné. Quoique, s’il est si nul que ça … ça vaut peut-être le coup d’aller le voir.
En même temps, la plupart des films primés sont “trop” intellectuels, au fond, personne les aime, mais tout le mone dit qu’ils sont intéressants, histoire de parrâitre intellectuel…
(merde faut que j’y aille, j’ai cours dans 10 min :s, dsl pour ce com baclé).
T’as pas aimé Wall-E…Sniff, mois j’ai adoré, il est trop mimi ! (Hors sujet ? ha bon…oops).
Je n’ai pas vue le film en question, et je n’irais pas le voir, c’est décidé. Pourquoi ? J’ai vu l’Esquive…au secours !!Plus jamais ça !!! Les critiques de cinémas vivent dans un monde a part, ya plus de doute !!!
J’suis trop d’accord pour l’Esquive ! Une horreur ce film, un massacre auditif ><
Sinon pour Wall-E, je suis aussi choquée, j’ai adoré !
non je N’ai pas AIME Wall-E c’était nuuuuuuuuuuul long et chiant je me suis endormie et je vous emmarde.
un peu de respect pour les gouts de chacun.
D’habitude, je suis plutot allergique aux films francais, et pour une fois j’ai passé un super moment pendant ce film. J’ai vraiment revecu des scenes de ma scolarité, avec les definitions de mot, les problèmes de famille etc … Et pour une fois j’ai trouvé un film qui ne moralise pas, qui etabli juste une liste de faits, quoique un peu trop condensé en une année scolaire, format 1h30 oblige.
Et Wall-E, mouais ca fait de jolis jouets qui bougent sur de la musique on va dire …
Même si je respecte tes goûts bah moi j’avoue que j’ai beaucoup aimé. Et honnêtement, le trait est à peine forcé. Je suis pionne dans un collège et il se passe exactement ce dont le film parle. Les élèves (sans être méchante, j’ai du sortir pas mal de conneries dans ma vie aussi) n’ont plus aucune culture G. Donc la guerre d’Alesia arrive à avoir lieu pendant la guerre de 14, le coeur est un hormone, un triangle rectangle est un triangle où il y a un rectangle dedans. Je mens pas, on m’a déjà sorti tout ça et j’en ai encore plein.
Qu’on aime ou qu’on aime pas n’est pas la question, il faut tirer un enseignement de ce film parce que jle trouve limite alarmant.
Aucune envie de voir ce film.
Un remixe cliché de ma quatrième, non merci.
Pour avoir fais une partie de ma scolarité en ZEP (= Zone d’Education Prioritaire ) et en zone violence: la totale quoi ! Je peux t’assurer que ce que montre le film est vrai. Une débilité navrante de la part des élèves. Parmi cette masse de gamins ne savant pas aligner 3 mots, mon amie et moi étions les intellos de la classe car on savait qui était Jacques Chirac…C’est navrant certes, mais c’est la réalité.
Sinon pendant 2h08 ça m’a tout de même fait plaisir de revivre mes années colléges. Bon ce n’est pas non plus le film du siécle, et sur le coup de la Palme d’Or, je suis d’accord avec toi, mais il n’est pas totalement désagréable non plus ce film, si ?!
ma soeur qui est prof de francais (dans des lycées plus ou moins difficiles) m’a dit que ce film était très vrai et qu’elle se reconnaissait dedans. après je ne l’ai pas vu mais dire que ce film primée a Cannes est ”un gros navet insupportable” me semble un peu exagéré. On a le droit de ne pas l’aimer , j’dis pas le contraire, mais bon y’à des limites.
Ben écoute, c’est l’objet de ma dernière note sur mon blog, qui est à peu près l’opposé de la tienne. Ceci dit, tous les goûts sont dans la nature, et tant mieux !
Plus sérieusement, moi, j’ai tout simplement adoré, et le mot n’est pas tout à fait suffisant. Peut-être aussi parce que c’est le genre de choses que j’ai vu dans mon collège, parfois en pire (tournantes et compagnie), en tout cas je n’ai pas à un seul moment eu le sentiment que c’était surjoué, j’ai même douté de l’aspect fictionnel du film !
Enfin bon, au moins tu es allé le voir, c’est déjà bien
C’est vrai que ce film va nous representer lors dela prochaine cérémonie des oscars ? Ah bah, ils vont bien se foutre de notre gueule les américains…
J’ai hesité à aller le voir, mais là du coup j’ai plus envie. A moins que tu sois juste une mauvaise critique qui connait rien aux bons films. Mais si t’as la carte UGC, je doute.