gomar aux platines

et accessoirement sur vos écrans…

Divine idylle. 14 juin, 08

Classé dans : Uncategorized — Margaux @ 22:38

Y’a forcément un moment dans ta vie où tu te sens mal et tu fantasmes sur le quotidien que tu voudrais avoir plutôt que celui que tu tapes à chaque réveil. L’année dernière c’était mon cas lorsque je sabatiquais (du verbe faire une année sabatique).

J’ai cru dur comme fer que la fac me sortirait de ma noliferie et que j’allais devenir une fofolle de la vie. Seconde désillusion. Fac merdique de meufs rabajoies qui se calculent à mort, qui te regardent de haut en bas, un seul beau gosse (high level en plus) pris au bout de 4 mois, bref l’année commençait bien, comme vous pouvez aisément vous l’imaginer.

C’est donc sur ces notes de nostalgie (ou presque) que j’introduis la suite du programme qui s’annonce désormais bien plus alléchante que prévu. Je me demande d’ailleurs pourquoi, soudainement, sans raison apparente, ma vie se métamorphose de façon considérable jour après jour (en ressemblant de plus en plus à l’idée fantasmagorique que je me faisais de celle-ci il y a un an).

Je vais donc faire un mix de la situation actuelle qui se résumerait en ces quelques mots : beaux gosses, alcool à tendance très vodkaeuse, vespa, quais de seine, paris, nuits, grosses cuites, vomis, meilleure amie de la cuvette des chiottes, homme prévenant qui me tient la tête et me fout dans son lit (et dort dans le canapé, ça c’est un vrai pote) non sans oublier de m’enlever mon manteau et mes chaussures, découchage, oubli de ce que j’ai pu dire à certains moments, réveils dans des couches que je ne connais pas, hors forfait de bâtard, téléphone qui sonne trop, bellâtre en bas de chez moi à 1 heure du mat’ avec son destrier qui réveille tout le tiécar’, multiplication de la fréquentation des vespas dans le 93, évolution de mon vocabulaire vers des mots tels que “och”, “ouf”, “truc de malade” (ça par contre je m’en serais bien passé), sarkozyste, cheveux qui graissent beaucoup plus vite à cause du port de casque trop fréquent (et des mecs qui adorent les toucher, ouai ça compte ça aussi), goûter aux buttes chaumont comme des gros clichés, profiteur qui vient nous taxer notre bouteille de poliakov en nous faisant des vieilles morales de babs et qui me caresse la tête, femme pas sortable (que je suis) qui s’endort sur un canapé en boîte tellement elle est une bouse de la vie, lèvres au goût très smartiseux, enchaînement de phrases cultes, obligation de prendre mon nesquick le matin sinon le grand garçon ne me laisse pas partir, quand je le vois une chanson me vient en tête et ce n’est autre que “dis moi” des BB Brunes (mon dieu c’est infect), “bébé sisi t’inquiète t’es où j’arrive”, “on se retrouve à opéra à 23h”, “t’as des sous promis je te rembourse” (mon cul), “ma p’tite margaux” (les gens adorent mon prénom je m’en rend compte jour après jour lorsqu’à chaque fin de phrases on l’ajoute), vieux prénoms à la française, “tu vas pas rester avec ton envie de pisser”, “t’aurais trop du venir t’as raté quelque chose”, gang des trenchs (caractéristique du mec classe), “mais t’as dormi dos à moi toute la nuit”, jamais deux sans trois, “j’suis super content de t’avoir rencontrée”, “fais moi vomir putain”, “casse toi me regarde pas”, “mets tes doigts, mais plus profond je te dis”, “j’te fais un nespresso ?”.

Non c’est faux je ne fais pas ma crise d’adolescence, je rattrape juste le temps perdu de façon agréable et joviale. Et c’est plutôt drôle. Il manque juste “vélib’ la nuit dans un état suspect” à ma liste et alors je serai comblée (il m’en faut peu).

Au secours je deviens une petite conne.
Ca me passera.

P.S : et accessoirement, j’ai claqué quelques 200€ chez H&M comme ça, toute seule, j’ai pris toutes les chemises canadiennes qui trainaient, quelques slims (toujours addict je suis) et puis je n’ai pas compté, j’ai juste regardé la touche que j’avais dans la glace et je me suis plue. J’ai beaucoup moins aimé le verdict à la caisse. Mais bon à notre âge on va pas se mettre à épargner, comme dirait mon philosophe de big bro.