
- un exposé oral
- une présentation d’un chapitre de Harry Potter (prononcez Heiri Poder)
- un dossier documentaire bibliographique je sais pas trop quoi
- un projet professionnel
Dès le premier jour tu comprends très rapidement que tu ne seras pas là pour te branler les miches, à moins que tu souhaites juste rassurer tes parents en t’étant inscrit quelque part, ce qui n’est pas mon cas car j’ai bel et bien l’intention d’obtenir un diplôme valorisant le plus rapidement possible.
Donc je disais, dès le premier jour, à peine entré en amphi ou en td [pour les novices l'amphi c'est là où siège toute ta promo et où y'a 150 personnes (du moins dans ma section, qui est une section plutôt restreinte), on n'entend pas grand chose et déjà quelques gros cons et grosses connes se sont cru(e)s chez mémé et ne cessent de bavarder pour se la péter et tenter de gratter l'amitié dès le début (m'en fous moi j'suis pas toute seule nananana), ce qui fait un bourdonnement incessant et t'empêche de te concentrer dans ta prise de note, quant au td c'est la séparation de la promo en plusieurs groupes, afin de pouvoir tous suivre des cours en effectif réduit et dans des salles de classe], les profs commencent à t’envahir l’esprit avec la montagne de travail qui t’attends pour ce premier semestre et d’un seul coup tu prends conscience que tu ne vas pas devoir te contenter d’écrire les cours mais qu’en sortant de la fac un investissement personnel plus qu’important t’attendra chez toi.
J’ai à peine compris ce que je dois faire que je dois déjà le commencer, ils (les profs) t’expliquent à peine le but de leurs cours et pourtant te font des exposés sur des sujets (que parfois tu comprends à peine puisque tu ne sais pas de quoi il s’agit) et tu dois prendre des notes d’une façon quasi autistique (j’sais pas si ça existe) en tentant d’écrire une phrase super philosophique et de continuer à écouter la suite de leur discours, tout ça en même temps.
Après avoir passé une année à glander chez moi, je peux dire que la reprise est sévèrement violente et qu’il est plus fatiguant de passer 4 heures de cours à l’université que 6 au lycée.
Qui plus est, en un an je m’étais déshabituée aux comportements agaçants des gens (ah ba on finit par vivre uniquement pour soi quand on ne fait rien, c’est bien connu) et je remarque pleins de petites choses qui me sont insupportables à voir, à entendre ou bien à vivre.
Je suis pas devenue antipathique (du moins j’espère pas) mais parfois je me retiens pour ne pas péter de gros cables. Par exemple, je ne supporte pas ceux qui font claquer leur stylo 4 couleurs tout le long du cours, ceux qui enlèvent leurs chaussures pour poser leurs pieds sur le strapontin d’en face, ceux qui bouffent pendant l’amphi, les mecs geeks qui parlent de pc derrière moi, celles qui recopient mes notes par dessus mon épaule sans écouter ce que dit la prof… J’en passe et des meilleures, faut absolument que j’relativise et que je me refasse à la vie en communauté, (dur dur pour une no life, je prends trop sur moi) sinon je tiendrai pas.
Aussi, j’ai remarqué (enfin “j’ai confirmé l’idée que j’avais” serait plus exact) que les moqueries poussent les gens à se parler. Et cette fois-ci c’est même pas moi qui ait lancé le débat, ce qui aurait été le cas auparavant.
En effet, dans notre promo, nous avons UN CAS label rouge de bouc émissaire, de meuf qui s’est faite remarquer mais pas dans le sens noble de la chose, dans le sens que la nana a l’air gravement atteinte. Déjà d’une, elle n’est pas grandement aidée par son physique car elle a pris possession de 3 sièges en amphi (oui elle s’étale elle et ses affaires sur 3 places), elle se met nus pieds et elle laisse son sac entrouvert sur des montagnes de bouffe. Hier elle a eu l’idée de se lever en plein cours en poussant tout le monde et elle s’est mise à courir vers la sortie (nus pieds, je tiens à le préciser) sans donner d’explication. 20 minutes plus tard, elle daignait revenir (grosse comission ?).
Donc bien évidemment ça jase, ça jase, et on vient me prendre à témoin pour en parler. Comment résister à l’appel du taillage ?. Merci miss triplaces.
Bon trêve d’histoire mesquine, mon premier apercu de la fac me laisse mitigée mais je suis néanmoins contente d’avoir repris ma place dans la société et de me lever le matin pour aller apprendre quelque chose, ça me manquait. J’aime bien l’ambiance “tout le monde se parle” même si pour le moment j’suis en mode observation et que mon manche à balai dans le c*l m’empeche de m’adonner pleinement à toutes les possibilités qui me sont offertes (comme par exemple aller au W.I).


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