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Il est temps aujourd’hui, mesdames, mesdemoiselles, messieurs et autres transsexuels de nous asseoir autour d’une table (pas la mienne, désolé, je n’ai pas assez de place pour accueillir tout le monde, si vous voulez on peut louer la salle polyvalente, pour les plus festifs on peut demander la boule à facettes) afin de parler d’un fléau qui touche la gente féminine et en l’occurrence, c’est là que ça devient intéressant d’ailleurs, moi-même (moi je, moi je, moi je).

Il me paraît évident que je possède toutes les qualités requises pour être la femme parfaite (beauté, intelligence, humour, aspirateur, caleçon de sudation, livre de recette et j’en passe) mais il est quelque chose qui me fait plus que défaut à l’heure qu’il est (15h47 à ma D&G). Je veux bien évidemment parler de tout ce qui concerne l’un des attributs féminins, à savoir la poitrine, ou encore les roploplos ou que dis-je, les roberts.

On dit que Dieu, tout là-haut, a créé la femme à son image, et bien je dis (et je pense) que lorsqu’il m’a croquisée (c’est-à-dire qu’il a fait un croquis de moi), il y a sans doute un petit plaisantin (=gredin, filou, coquin) qui a du le déranger au moment où il dessinait ce qui aurait du être plus tard mon 90C. Énervé et indisposé, celui-ci a du se venger en gommant tout de go ce qu’il avait fait et en m’infligeant un sort horrible : arrivée à l’âge de la maturité, Margaux serait encore et toujours une planche à pain.

J’ai donc réussi toute ma croissance jusqu’à atteindre aujourd’hui la modique taille de 1,74 m (ah ce que j’aime à le répéter) mais pour autant, jamais mes seins n’ont daigné changer de lettre de l’alphabet (tu concluras de laquelle il s’agit lorsque tu seras plus grand et en âge d’évaluer les bonnets et d’offrir une parure Chantal Thomass à ta nana pour Noël, enfin pour moi y’aura pas de soucis à se faire, Chantal ne doit pas donner dans ma taille).

Je disais donc qu’en effet ceci est un réel problème. Il est vrai que je peux dormir sur le ventre sans risquer de m’étouffer, mais lorsque j’enfile un maillot de bain non rembourré (chose à laquelle je vais remédier de ce pas en m’achetant un super cotonné chez Etam), je perds alors toute ma crédibilité. Encore pire lorsque je tente de mettre un bustier, je deviens tout simplement ridicule (et pourtant adepte, tuons le mal par le mal) et honteuse devant certaines filles de 12 ans mieux membrées que moi.

Enfin messieurs, je n’attaquerai pas le sujet le plus fâcheux car nous sommes ici entourés d’individus mineurs, mais il me paraît évident que si vous veniez à me proposer le dilemme « tu te fais gonfler ou je te quitte » et bien je me verrai dans l’obligation de vous dire au revoir et adieu car je souhaite rester une planche à bread all my life, sans avoir recours à une poitrine siliconée qui aura été mise en place avec une pelle à tarte (c.f l’émission sur m6 lundi soir) par un chirurgien fou qui me laissera des cicatrices énormes et peut-être même qu’il aura été fichu de les mettre à des hauteurs différentes.

Quelle tristesse.

P.S : il paraît que nager favorise le développement de la masse dite poitrinale, alors pourquoi Laure Manaudou (une petite qui a quitté la France pour l’Italie, j’sais pas si tu vois, elle a même un copain complètement chatoyant et je ne comprends toujours pas ce qu’il lui a trouvée) est elle plate elle aussi ? Ouai bon ok, y’a pas de remède, sujet clos.