
C’est en me promenant (seule :’(, oh mais quelle grosse niouk aurait dit Titeuf) mercredi après midi rue de Rivoli après être allée rendre visite à ma copine Chacha qui exerce ses talents de vendeuse-convainqueuse-démonstratrice au Carroussel du Louvre (chez Séphora, quelle classe, j’te fais une petite pub l’air de rien) que j’ai pu faire un constat alarmant voire même accablant.
Moult jeunes hommes (garçons ?!) se prennent, et ce très sérieusement, pour Pete Doherty (le mec qu’est sur la photo juste au dessus), leader des Libertines (ou Babyshambles, désolée je ne suis pas très au courant, je préfère rester fidèle aux Clash), l’homme adepte des cures de désintox vivant avec la charmante et très maigrichonne Kate Moss, la soit-disant avant-gardiste en matière de mode, celle que toutes les fashions anorexiques plagient sans arrêt.
Oui donc je disais, arrivée aux alentours de Zara, H&M, Etam (soit dit en passant le coin où je passe le plus de temps), je remarque pleins de petits jeunes habillés en slims, chapeaux de travers, le tout couronné d’espèces de petites bottes flinguées et de marcels ou de chemises noires ET BIEN SUR du fameux foulard noir à têtes de mort que vous avez tous en ce moment et que je trouve absolument laid et no-styleux, je veux bien être fashion mais pas victim, je ne m’abaisserai donc pas à en acheter un.
Donc oui au début de ce phénomène je trouvais ça mignon/charmant/marrant mais là, même si d’ici je n’ai aucune influence, je dis STOP. Il faut rendre à Pete ce qui appartient à Pete. Cessez d’incarner un personnage que vous maitrisez mal et arrêtez de vous prendre pour ce que vous n’êtes pas. Pire encore, la dernière fois, à Bastille (mon nouveau QG), un samedi soir (et oui, encore), je croise une fois de plus un groupe mais là, malheur, ils avaient carrément sortis les grosses raybans noires que nos parents mettaient dans les 80’s et certains avaient mis du crayon noir (!!!!) genre rockeurs incompris. Et là, surprise, au lieu de m’émoustiller, je me suis demandée ce qui se passait.
Je comprends pas l’engouement que vous avez pour les Naast ou encore les BB Brunes (= parce qu’ils sont jeunes, riches, parisiens, “beaux” et qu’ils chantent, ouai bon ok, moi je dis que ça compte pas), sérieusement j’ai essayé d’écouter leurs albums, c’est de la merde en barre pour pré-ados, c’est le même fonctionnement que les Kyo version bien habillés et un style un peu plus maîtrisé. C’est pousser la mode à son paroxysme en créant un cliché de jeunes rebelles en mal de vivre et qui veulent nous faire croire qu’ils boivent, fument, baisent (“Oh BB s’il te plait, Baise moi cette nuit, Mes ovaires sont prêts, Mes ovaires t’en supplient” BB Brune – BB Baise, MDR, comment faites vous pour écouter ça) à tout va et ce dans la plus grande nonchalence et le jmenfoutisme.
Alors qu’il n’en est rien.
Certes, ma passion pour le slim chez les hommes est toujours des plus envahissantes, mais faut pas non plus pousser mémé dans les orties. Bientôt (je dirai même que c’est déjà fait) les mecs passeront plus de temps dans la salle de bain que nous et mettront du gloss.
Pourquoi je vous raconte ça ? Parce que d’une ça vous fait de la lecture, mais de deux parce que je suis surprise de voir à quel point un tel phénomène prend de l’ampleur. Ces gens se pronent différents mais à force, ils vont finir par devenir uniformes à se copier les uns les autres. Je sais que ça plait aux filles (oh oui c’est trop excitant d’aimer un mec différent qui pense que la vie se limite à boire de la Smirnoff en fumant des Marlboro Light et qui écrit des chansons en faisant genre je sais gratter 3 accords et qui s’asseoit par terre en plein Paris, ouai bon je sais j’étudie trop les gens), mais quand même, y’a des limites à pas franchir afin de ne pas sombrer dans le ridicule à outrance.
Puis cette dégaine genre on emmerde tout le monde, on est au dessus de tout le monde, ça me dépasse. Vous n’avez strictement rien inventé.
C’est comme les roots qui se roulent par terre sur les pavés devant les jardins du Luxembourg (ou Luco pour les parisiens branchouilles), ça m’échappe.
Bon je cherche pas à comprendre et je me tais, sinon on va encore me dire que je parle (écrit) pour ne rien dire.
C’était ma pensée du week-end, bonsoir
















fils a papa aucune difficulté pour rentrer en studio en étant bourrer de pognon!!!
plus c’est nier plus sa marche!!! bon je retourne ecouter damien rice lui ne simule pas