
T’as déjà fait un truc bien bien honteux ?
Genre le truc qui te poursuit des années et des années après, le truc qui fait que t’as l’impression que les gens qui t’ont connu à l’époque où t’as fait ce fameux truc te montrent encore du doigt en se moquant de toi ?
Nan tu vois vraiment pas ?
Moi si.
Cruel monde dans lequel nous vivons aujourd’hui n’est ce pas ?
Bon trêve de flouterie dans vos esprits qui ne comprennent pas où je veux en venir, je vais éclaircir la situation dans laquelle j’ai tenté de vous mettre.
Il fut une époque lointaine (enfin pas tant que ça quand on y réfléchit bien) où j’étais en 4e, je devais avoir 13 ans, j’étais grosse, moche, conne, puérile et inintéressante (certains diront que c’est encore le cas, certes, Celine Dion a dit qu’on ne changeait pas, faut-il la croire ? j’en doute, passons), j’avais les cheveux courts et gélifiés de surcroît. A cette époque de non serrage ou de non péchoage, j’avais jeté mon dévolu sur un petit garçonnet des plus moches et des plus idiots qui soit. Sans doute m’étais-je rendue à l’évidence très jeune que je ne pourrais pas espérer sortir avec celui qui faisait fantasmer toutes les filles. Toujours est-il que mon cœur balançait fortement pour cette espèce de gros blaireau que j’avais rencontré dans mon option théâtre et musique et qui, n’étant pourtant pas drôle pour un sou, me faisait rire à longueur de journée.
Je m’étais donc éprise de cette grosse brelle sans trop savoir pourquoi, et dans mon esprit déjanté je pensais qu’il y avait une once de réciprocité dans nos sentiments (ce qu’on peut être niais à cet âge là). Les jours, les semaines et les mois avançaient, et je me persuadais petit à petit que c’était dans la poche, le voyage scolaire à Venise (comme c’est romantique) en sa compagnie m’ayant sans doute aidé à me conforter dans cette idée.
Vint enfin la fin de l’année, cette fameuse fin d’année ou le peu de copines que t’as organise une MEGA GIGA BOOM où on ferme les volets de la petite maison dans le jardin en plein après-midi pour se croire dans une ambiance Sophiemarceausienne ( ♪ dreams are my reality… ♪ allez mets moi le casque sur les oreilles et dansons un slow pendant que les autres gesticulent sur du born to be alive). Et bien sûr, que serait une boom de fin de 4e sans quelques ♪ BOYS BOYS BOYS ♪. Chacune de mes copines ayant son petit coup de cœur, nous avions donc rassemblé de quoi nous faire plaisir, et le dit gros moche que je kiffais était bien sûr invité.
La soirée avançant et l’Oasis coulant à flot pour embrumer nos âmes, je me jetais dans la gueule du loup et proposait un slow eltonjohnien (l’homme gay à perruque brune) à mon péché mignon. Ma tête posée sur son épaule, je sentais mon cœur battre la chamade (photo à l’appui, d’ailleurs Barbara si tu l’as toujours en ta possession, je te serais extrêmement reconnaissante de la brûler au chalumeau sans oublier au préalable d’uriner dessus, et souviens toi qu’on doit se revoir au dernier étage de la Tour Eiffel en 2010, mais vu comme tu m’as zappé je crois que je vais me payer les 3 étages pour rien).
Revenons à nos moutons, ou plutôt à notre ugly boy qui me faisait de l’effet dans ma cucu Petit Bateau (à quoi ça sert d’avoir des vêtements si on peut rien faire dedans ?).
A peine le temps de finir notre danse de l’amour que les 12 coups de 23 heures retentirent et que mon père sonnait à la porte pour venir me chercher.
La soirée ne se conclut donc pas sur un BBBB (big bisou bien baveux pour les connaisseurs) mais sur un claquement de bise furtif et sur une extrême rougeur de mes grosses joues.
Etant persuadée qu’il aurait fallu uniquement une heure de plus pour que nous soyons en train de concevoir le divin enfant (nan mais là je déconne trop, vas y j’arrête) euh pardon, que nous sortions ensemble, je restais dans ma tête sur l’idée qu’il partageait mes sentiments.
Je rentrais donc chez moi triste mais toute guillerette et chamboulée d’avoir dansé collée-serrée avec l’homme de mes rêves (désormais de mes cauchemars mais ça personne ne pouvait le prévoir).
Il fallait donc que je réagisse positivement et tente par tous les moyens de pouvoir concrétiser avec l’homme moche.
Une seule et unique idée me vint à l’esprit, l’idée des lâches et des chies culottes (ben ouai parce qu’à l’époque on donnait pas encore dans le Windows Live Messenger) : LA LETTRE. Je sortis donc mon plus joli papier rose ainsi que le stylo assorti afin d’en savoir plus sur ce que ressentait ce gros con. Je lui avouais donc ma flamme et, si mes souvenirs sont encore bons, je terminais par un « même si tu veux pas, réponds moi, il faut que je sache ». Les semaines passèrent, passèrent et passèrent. Je courais sans cesse en chaussons jusqu’au bout de mon impasse afin d’aller relever le courrier mais rien n’y fit, la lettre n’arriva jamais.
En tant que naïve et idiote, je n’avais bien sur pas pensé aux conséquences et je n’avais pas non plus envisagé la non réponse de ce petit enc*lé. La fatidique rentrée des classes arriva et avec elle, le retour de groslaid.com. Je n’avais pas non plus pensé que mes copines et ses copains se parlaient toujours, oh non, je n’avais pensé à rien, trop occupée dans mon monde imaginaire ou seuls régnaient l’amour et l’eau fraîche. J’essayais donc de l’éviter par tous les moyens, espérant même que la lettre ne soit jamais arrivée. Malheureusement pour moi, une copine que j’avais envoyée aux renseignements, me confirma tout à fait le contraire. Il a donc fallu que je reparle à cette grosse bouse qui fit sans cesse semblant de ne pas comprendre pourquoi, désormais, je l’évitais et n’avais plus rien à lui dire.
Le plus effarant dans l’histoire, c’est que ce jeune moche me poursuivit bien après, jusqu’en terminale il fut dans le même établissement que moi, et plus les années passèrent, plus il devint une grosse loque victimeuse de S qui passe son temps en salle de permanence avec ses copains qui simulent leur morceau de gratte tout en parlant de World of Warcraft, de carte Magic ou que sais-je encore.
Ce que je n’avais pas prévu, c’est que moi, pendant que cette ordure devenait de plus en plus laide, je m’étais amincie, j’avais changé de ganache et j’avais appris à me servir d’un crayon khôl ainsi que de la plaquette de fond de teint. Et je ne pouvais m’empêcher de penser que cette sous-merde avait sans doute chez lui la fameuse lettre et disait fièrement à tout le monde « elle elle a voulu sortir avec moi, tu te rends compte » (j’me permets de me la péter comme quoi je suis devenue super bonne, inutile de vous faire un dessin).
Un jour, n’en pouvant plus, je racontai l’histoire à mes nouveaux camarades. Ceux-ci eurent du mal à croire que j’avais éprouvé une quelconque attirance pour ce grand moche, moi aussi par ailleurs.
Vint alors l’idée à un garçon à qui je ne parle plus aujourd’hui (mais que je ne remercierai jamais assez pour ça) d’aller demander à mon ex kiff de collège si l’histoire était vraie et s’il s’en souvenait. Réponse de celui-ci « oh oui je m’en souviens, si j’avais su ce qu’elle était devenue maintenant, je lui aurai répondu ». Et là je ne peux que casser une monumentale barre et te dire :
La roue tourne.
Si j’avais su ce que tu serais devenu maintenant, je ne t’aurais jamais Ô non jamais envoyé cette lettre ridiculement merdeuse. Et si tu l’as encore, carre là toi bien profond dans le derch, c’est pas demain la veille que t’en recevra une autre de qui que ce soit, gros pecno no styleux qui ferait débander un chien en rute.
A bon entendeur, tchao.
















Bha écoute.. on dirai que ton pote le looser est de retour
.. JE ne suis PAS l’ancien heureux élu de ton coeur ! (Heureusement pour moi !!)
)
) Mais que les quelques atouts que tu as m’ont beaucoup plu !
Nannnnnn, trève de plaisanterie
J’passai simplement par ici et j’ai trouvé ces quelques “histoire de ta vie” (qui…. je doi l’avouer, m’ont bien fait tripper
plutot agréable à lire…. Et j’en profite pour te dire que NAN tu n’est pas ULTRA bonne (DIEU n’ayant malheuresement pas fini le croki
Tout ce blabla pour te dire CONTINUE COMME CA.. JE KIFF TA FACON D’ECRIRE !
[...] allez devoir en rire avec moi, c’est ceci : déjà, replongez vous dans le bain en lisant cet article. Et bien le protagoniste de cette fabuleuse aventure a souhaité lui aussi ré-entrer en contact [...]
Oh punaise…Cet article, je l’avais déjà lu bien avant sur skyrock, un qui fait parti du top 10 des meilleurs que tu as écrit! Tellement trop marrant …limite j’ai de la peine pour lui…
Ca c’est clair, les gens changent, et en + c bien souvent l’inverse qui se passe: les ptits beau goss de 10ans deviennent chim a 20 piges, et ceux qui n’étaient pas trop à leur avantage durant ces années dessin annimés bah s’embellissent, comme par magie..
La vie est mal faite hein ^^
Casimir’s in the house uhuhu !
Tu t’es quand même bonnifiée avec le temps, heuresement même.
C’est donc pour ça que tu es si méchante aujourd’hui !
Il t’a brisé le cœur (tout est relatif) mais au moins il t’a permit de devenir cynique et drôle : personnellement, je le remercie ^^
-Bonne continuation ! =)
hi,
tu devrais accepter & passer à autre chose; les souvenir ne sont pas fait pour se lamenter, mortifier; si tu à l’occasion de lire Thich Nhat Hanh, “sur les traces de Siddharta”.
peux être t’amenera t’il à l’unique & simple logique de
te découvrir?
ps: ut se eriagluv
Je suis encore plus morte de rire maintenant que je sais de qui il s’agit ah ah à cette époque là il me draguait tres lourdement et ce jusqu’au lycée où nous fumes en option ciné …jalouse?
Cela dit il n’est pas con , different de nos sphères peut etre mais pas con