
Mon prochain tatouage sur l'épaule gauche
Dans un moment de détresse et d’extrême ennui à mon travail, je pense qu’il est de bon ton de consacrer quelques instants à l’écriture. Face à moi même et à mon écran, je suis plutôt dénuée d’inspiration. C’est donc d’un brouillon insensé et fouilli que je vais maintenant vous accabler (je doute qu’ »accabler » soit le terme exact mais je vous laisserai avec celui-ci, peu importe).
Commençons par la première pensée qui me traverse l’esprit en cet instant T : je suis actuellement irrésistiblement attirée, et ce pour la première fois de ma courte existence, par un homme exotique à caractère asiatique (un rime qui ne prévient pas), visage poupon et cheveux longs (non, ce n’est pas Lâm Hua, ne vous méprenez pas). Je suis troublée, Ô moi fantasmant uniquement sur les hommes blancs et français de préférence (une femme raciste, une – même si un jour, avec un suisse… euh bref), je ne sais que penser. Ai-je subi un electrochoc lorsque 2010 fut venue, une sorte de mutation qui me pousserait malgré elle vers cet homme qui porte le prénom d’un parfum et qui s’exclame d’une voix douce et mélodieuse ? Étrange sensation éprouvée par mon corps. Trêve de rêverie, redescendons sur terre, au milieu des beaufs et des incultes, les seuls qui daignent m’accorder un peu de leur intérêt. Pfuoiouiou monde infâme.
Je ne sais par quoi poursuivre. Ma soirée au Nouveau Casino avec Flo samedi soir ? En effet, il y avait quelques mois que je n’avais plus daigné mettre les pieds en boîte, sans doute dégoutée par mon intense vie nocturne d’autrefois (pfouahahaha), ce monde ne me passionnait plus. Les bars, les restaurants, les amis qui ont le permis et qui te ramènent chez toi à 3h du matin avaient désormais pris la place des cuites, des DJs de renom, de l’alcool et des premiers métros avec le maquillage dégoulinant. Samedi soir, rebelotte, ma vie de danseuse sexy en jupe boule reprenait de nouveau un sens. Torchée au vin blanc et à la vodka, je me surprenais à hurler seule, jonchée sur une grille « standing in the way of control » (Beth, mon idole, mon modèle), pendant que mon acolyte riait derrière moi à gorge déployée, se cachant pour ne pas montrer qu’elle était avec moi (la coquine). Un videur osa même me demander de descendre d’une table alors que je montrais mes tatouages au grand public, pauvre de moi. Rebonjour le noctilien et les cassos, les 2km à pied qui séparent mon home sweet home du terminus. J’y reprendrai presque goût, je sens le Showcase qui se rapproche de moi dans les semaines à venir.
Il est une chose que je n’ai pas abordée et qui pourtant mérite qu’on s’y attarde : le fait de ne plus aller en cours. Plus de partiels, plus de devoirs, plus de livres inintéressants imposés à lire, plus d’élèves dégueulasses avec leur Tupperware et leur vie uniquement consacrée à lire des cours de linguistique (et plus d’élèves de médecine – à frange et mocassins à gland). Fini ce calvaire, cette débauche de temps perdu à étudier des sujets qui ne mènent à rien, ces profs lassés de répéter chaque année les mêmes idioties. Loin de moi l’idée de faire l’apologie de l’arrêt des études, soyons clairs, mais étant une feignasse et une femme qui s’endormait sur sa table, le monde professionnel s’est imposé à moi tel une renaissance.
Et c’est sur cette note vous invitant tous à arrêter les études si vous ne les aimez pas, que je vous laisse. Je m’attends à des commentaires de parents mécontents. Oh oui, fustigez moi.

































