Surtout à ce moment là.

On dit qu’être petit ce n’est pas facile tous les jours, mais qu’en est-il de la cause des grands ? Pour vivre chaque jour dans la peau d’une grande approchant le mètre 75, je vais me permettre de témoigner de ma condition.
Quotidiennement, j’ai droit à des réflexions que certains croient drôles mais qui assemblées les unes aux autres finissent par devenir lourdes. Dès le lycée, aux alentours de la 2nde, j’ai commencé à être plus grande que la plupart de mes camarades (même masculins), d’où le titre de cet article… Arrivée sur Paris, le fléau ne fit qu’empirer.
Actuellement, la plupart de mes potes du sexe opposé sont soit beaucoup plus petits que moi, soit ils approchent difficilement ma vaillante carrure. Morceaux choisis des boutades (ou quolibets) dont ils m’affublent :
Et moult autres remarques du meilleur goût. Hier encore, au travail, le nigaud de cet article vient me demander conseil. Bref et j’en viens à lui dire “c’est pas compliqué, tu commences par le haut”. Réponse “nan mais pour toi c’est facile, tu fais 1,80m, moi j’y arrive pas” …………………………………… Ta gueule.
Sorti de ce cadre, il y a le soucis majeur auquel on ne pense pas assez : vous, hommes faibles, vous n’avez pas du manger assez de soupe étant plus jeunes (quoique moi non plus, je n’en mangeais pas) mais le fait est que la plupart des bruns barbus susceptibles d’exciter mes hormones sont des nabots qui dépassent difficilement le mètre 70. Ayant déjà trop donné dans le “putain mais il est plus petit que toi c’est chaud”, je refuse désormais de m’abaisser (dans tous les sens du terme) à fréquenter les êtres de ce type. Ce qui réduit largement mon terrain de chasse. Si ça continue je vais me mettre aux blonds (aux roux ?). Je ne pratique pas non plus l’exotisme, je m’en excuse, ce qui réduit encore davantage les possibilités.
Autre cas de figure, quand je rencontre des gens qui lisent mon blog, ils imaginent souvent que je suis petite et frêle, leur réaction est donc souvent du type “merde j’t'imaginais pas comme ça, putain t’es grande, ça remet tout en question, ah ouais t’es vraiment une grande perche”………………………
Bon ce qui est assez con c’est que je n’ai pas de chute à cette histoire. Mais que les “t’avais qu’à pas être aussi grande” c’est d’un bidon qui n’est plus à prouver et que je n’y suis pour rien. Et que je ne sers pas uniquement à aller chercher le paquet de gâteau du dernier étage d’un rayon pour la mémé qui n’arrive pas à l’attraper à Carrefour.
Je demande le respect pour chaque femme grande de ce monde.
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Pour faire suite à cet article d’autrefois, je me dois de vous faire part de ce qui va suivre :
Hier soir, en pleine rue, à Paris, alors que j’attendais mon groupe de camarades et que, comme d’habitude, j’étais la première, j’ai eu la bonne idée de m’asseoir sur les marches de l’Opéra Bastille (oui, au milieu des clodos et des sheitans). Et ce qui devait arriver arriva… un homme moche mais audacieux est venu me voir.
Jusque là rien d’étonnant, ma grâce, mon charisme, ma jupe (et j’en passe) avaient sans doute du l’affrioler au plus haut point.
Mais soudain sans prévenir, devant tout le monde… il m’a roulé un splif.
Bah ça c’est cadeau quoi.
Ne jamais tenter, alors que ton taux d’alcoolémie est plus que conséquent, de gérer un de tes collègues de travail. Worst idea ever. Surtout si c’est celui qu’elles veulent toutes se faire et qu’elles appellent “le lubrique” ou qu’elles disent “chaleur” dans son dos.
Donc je disais, tu es ivre, tout va bien, le monde est beau, tu oublies que même si c’est une fête et que la moyenne d’âge se situe entre 20 et 25 ans, les gens qui sont autour de toi sont TES COLLEGUES de travail. Et oui, ce ne sont pas tes amis. Même quand on est jeune, on se tire dans les pattes, on est hypocrite, le monde du travail quoi.
Tu bois, cet idiot te paye des verres, le barman te paye des verres, tu fais des mélanges dégueulasses dans ton estomac et… tu oublies la règle d’or.
HORREUR MALHEUR FLEAU.
3 jours plus tard, sobre, élégante, délaissée de la flaque de vomi que tu as laissée devant le bar, et malgré le fait que tu as 70 collègues dans ta boîte, et bien tu te retrouves en mission avec LE monsieur en question. Malaise, rire des camarades de travail qui en ont trop vu, tentative d’échapper à la possibilité de se retrouver aux côtés de ce beauf -qui n’est pas du tout ton style, qui fait à peine ta taille mais qui a une aura sexuelle tellement puissante qu’il pourrait lever n’importe laquelle d’entre nous (ce qui n’a pas été le cas, je rassure ma famille avide de mes écrits) avec sa voix de con de saloperie de lover- impossibilité de le regarder sans avoir envie de rire du ridicule de la situation, en bref = AWFUL.
Comme si cela ne suffisait pas, tu te sens obligée de dire quelque chose à cet abruti puisque dans les papiers c’est ton collègue ! Il t’offre pour seule réponse un pincement de hanche (ou de bourrelet, c’est selon) pas émoustillant du tout.
Mon dieu c’est horrible qu’ai-je fait je veux garder mon travail, je l’aime (mon travail) mais je ne veux pas être la risée d’une bande de vils chenapans avides de ragots qui vont en parler pendant les 8 mois à venir, et de surcroit supporter cet inculte adepte de muscu et de voitures (ah bah y’a pas de demie mesure dans ce bas monde).
Tout cela est abominable.

Tu étais bien située mais non, je ne t'aimais pas
Il y a deux jours, alors que j’étais assise sur mon cul dans une salle de classe avec un prof ignoble convaincu de la magnificence de ce qu’il enseignait, j’ai pris une grave décision : J’ARRETE LA FAC, ce n’est plus possible. N’attendant pas la fin de la journée, je saisissais mes affaires, regardais une dernière fois cet établissement qui avait été le berceau de mai 68 et qui avait vu défiler des millions d’élèves, et partais sans me retourner.
Je cesse donc la vie estudiantine pour cette année et vais tenter de me trouver un job. Car loin de moi l’idée de redevenir une loque qui passe sa vie devant son pc et qui ne voit plus personne, mon premier jour descolarisé fut rempli d’une distribution intensive de CV (bon je n’ai pas trop d’ambition puisque j’ai fait H&M, Etam, Benetton, Fnac, Gap et même… (dois-je le dire ?) Pimkie et Promod (jet de pierre bien mérité dans ma face) et ai même eu droit à un entretien au Virgin de Gare de Lyon (si ça c’est pas de la motivation je ne sais pas ce que c’est)).
Bref inutile de me dire que j’ai gâché ma vie en arrêtant au niveau DEUG à seulement 8 mois de l’obtention de ma licence. J’aurais surtout gâché ma vie en restant jusqu’à la fin en m’arrachant les cheveux sur des cours qui me donnent la gerbe et en obtenant une licence qui ne vaut pas un copec dans le monde du travail.
Enrichir mon CV et devoir obéir à un patron ne me fera sans doute pas de mal, et gagner plus de 500e par mois aussi par la même occasion. Si je trouve quelque chose bien sûr.
Bon il faut aussi avouer qu’avec Virginie (ou la femme qui écrit des articles à tendance déprimante mais qui en réalité est hilarante) nous avons un projet un peu fou qui consiste à tenter de mettre le plus de thunes possible de côté et à nous barrer très loin pendant un laps de temps relativement conséquent. L’avenir nous dira ce qu’il en est mais pour le moment c’est une motivation non négligeable qui donne un peu de piment à mes pensées.
J’ai envie de changer de vie, de grandir, d’être plus autonome et je pense que ce stade ne pouvait être atteint qu’en quittant les études (que j’ai bien l’intention de reprendre l’année prochaine, ne vous y trompez pas) et en allant travailler. Je n’ai pas l’impression d’avoir fait une connerie, je m’en rendrai rapidement compte si tel est le cas.
Je n’ai que 20 ans, à mon âge certains sont encore en terminale et c’est le genre de chose à laquelle je m’accroche pour ne pas perdre la face. Je n’ai jamais redoublé, j’ai même sauté une classe donc je n’accuserai pas d’un retard abominable. Et peut-être même que dans le meilleur des cas je trouverai un emploi passionnant où je gravirai tous les échelons et qui ne me contraindra pas à retourner dans une quelconque école (don’t dream).
Ce qui est sûr c’est qu’à l’heure actuelle je me sens soulagée d’un immonde poids qui pesait depuis trop longtemps sur mes épaules. Même si j’ai sur mon téléphone un message vocal de mon camarade de fac qui pleure presque à l’idée que je ne vienne plus et qui me fait une morale pas possible. Il s’en remettra le bougre, du moins je l’espère.
Je vous tiens au jus de ce qu’il advient de tout ça, mais pour le moment je ne me fais pas de soucis.
J’ai rarement connu la jouissance mais je peux dire que durant ces 10 minutes de bonheur elle fut à son apogée.
En effet hier au soir je me suis rendue en compagnie d’Estelle au tant attendu concert de Phoenix qui se tenait au Zénith de Paris, 3 ans quasi pile après leur concert à l’Olympia auquel j’avais eu l’immense bonheur d’assister. Salle plus grande, public plus conséquent, commercialisation plus importante, il est loin le temps où j’avais l’impression d’être une des rares privilégiées à m’intéresser à eux.
Ni une ni deux, nous nous mettons contre la grille devant la scène et attendons ce groupe tant aimé. Je ne rentrerai pas dans les détails mais je dirais juste qu’ils se sont montrés supérieurs aux espoirs que j’avais mis en eux, je me souviens de mon premier concert en leur compagnie où j’avais eu la désagréable impression qu’ils ne donnaient pas à leur public, là c’est tout le contraire, on en prend plein les yeux les oreilles et quand c’est fini ça laisse une impression de vide incroyable.
Mon extrait que je vous offre et qui ne m’appartient pas d’ailleurs peut paraître étonnant car je ne suis pas une fan des parties instrumentales qu’ils font parfois sur leurs albums, mais là je ne peux qu’avouer que j’ai eu envie de pleurer et que mon coeur battait la chamade (notamment aux alentours de 5 min). Une sorte de transe était palpable dans toute la salle, et ce n’est pas ma collègue qui vous dira la contraire, au vu du visage qu’elle affichait.
Pour ma part je ne suis pas ce qu’on appelle une groupie démonstrative, j’intériorise vachement les concerts je ne veux pas en louper une miette donc je me contente de crier ou de danser dans une moindre mesure, mais ce n’était pas le cas des poufiasses étranges autour de nous qui nous foutaient des coup et hurlaient les paroles. Le début fut très insupportable mais le spectacle était tellement ahurissant que j’ai fini par en faire abstraction et péter un câble à mon tour, peu importe sur qui je sautais et qui étaient les malheureux pieds qui se trouvaient sous les miens.
C’était juste incroyable et renversant, j’en suis encore toute émue. Je confirme que c’est mon groupe préféré de la vie, mais je suis obligée d’avouer que je ne suis pas la plus grande fan. Je regardais les gens autour de moi et était hallucinée de voir qu’ils connaissaient absolument tout par cœur, que plus rien ne pouvait les troubler et qu’ils attendaient ça comme le messie.
A la fin, bonus non négligeable, un des membres de Air (groupe à qui je voue un culte également) était à 10m de nous.
Bref, une soirée riche en émotion qui s’inscrit comme l’une des meilleures que j’ai pu passer lors d’un concert. Je les aime plus que jamais et conseille à chaque personne pucelle de Phoenix de s’y mettre très rapidement.

Bah moi j'étais LA !
Et pour mon plaisir personnel, ma chanson préférée (mauvaise qualité mais les plus intelligents seront tout comme moi émus à partir de 2min et 22sec). Allez j’arrête.

Lundi 19 octobre au soir, Zenith de Paris, premier rang, en train de pleurer face à eux, il y aura moi.
Je pense qu’il est temps que je cesse de tourner autour du pot et que j’en vienne aux faits : malgré toutes mes démarches, j’habite toujours chez ma maman, et nous nous menons toujours réciproquement la vie dure.
Mon plan pseudo idyllique n’a pas marché, j’en ignore les raisons, j’ai rencontré l’ex femme du père en question, qui avait un appart’ encore plus batardesque que son ancien concubin, qui était encore plus gentille et de surcroît belle. Tout c’est très bien passé, j’étais convaincue du feeling qu’il y avait entre nous et pourtant, un dimanche soir, après avoir passé une semaine sans nouvelle d’aucun des deux parents, j’ai reçu ce message qui aurait pu me faire tuer quelqu’un :
C*
Je me demande toujours pourquoi, dans un message de refus, on utilise “nous sommes d’autant plus désolés que tout le monde vous avait trouvée très bien” ? Cette phrase me fait péter un câble, je me dis “dans ce cas, pourquoi tu m’as pas pris connardo ?” Je ne leur ai jamais réécrit pour avoir plus de détail, j’étais trop vexée et trop écœurée par le fait que je venais de voir tous mes rêves d’indépendance et de petite vie parisienne s’envoler en fumée.
De ce fait je lance un message tel un SOS : si vous avez une mamie, de la famille, une connaissance qui possède une chambre de bonne au dernier étage d’un immeuble pas trop horrible dans Paris et qui ne me demandera pas plus de 300e par mois et aucune garantie car je n’en ai pas (je suis boursière, je suis pauvre, personne ne peut m’aider, en revanche j’ai le même travail depuis un an et demi), alors n’hésitez plus, faites appel à moi. Non, je ne veux pas faire de colocation, je suis quelqu’un de très solitaire qui aime à se retrouver seul et dans le calme (et qui écoute sa musique très fort), je n’ai pas envie de me barrer de chez moi pour quitter une personne et me retrouver à devoir en supporter d’autres (au moins c’est clair).
A presque 21 ans, je ne supporte plus les inépuisables “range ta chambre, fais ton lit, t’as pas fait ta vaisselle, si t’es pas contente tu te casses, t’as laissé des cheveux dans le lavabo”. Ma mère est très gentille, elle fait tout pour moi et je lui en suis très reconnaissante (en plus elle lit ce blog) mais ça ne me dérangerait pas d’apprendre la vie et de vivre dans des vêtements non repassés. Et de surcroît de ne plus habiter en banlieue, car même si elle est très proche de notre fantastique capitale, je ne la supporte plus, les gens sont laids, méchants, aigris, violents, mal élevés, sales et je me sens agressée par tous les regards que posent sur moi des hommes laids et étranges que seules les banlieues connaissent. Oui, la banlieue (et notamment mon 9-3 non natal et imposé) c’est sale.
Pour prendre pleinement conscience de ce fait, je vous invite à prendre le RER E. Vous vous assoirez dans le sens de marche du train et regarderez sur la droite. Le trajet du train qui traverse Paris est beau, il donne envie, et dès que le RER passe sous le périphérique et entre dans Pantin, tout est laid, triste, et les gens ne sont plus les mêmes. Ça fait bientôt 3 ans que j’emprunte ce chemin et il me rend folle.
Je suis prête à habiter dans une cage à lapin pour ne plus jamais voir ça.
Trêve de plainte, passons à des sujets moins douloureux. Mais douloureux quand même.
J’ai repris la fac. L’enseignement a beau avoir changé d’endroit (3e année oblige, St Germain nous voilà), je hais ce que j’étudie. Plus le temps passe plus je prends conscience de l’inutilité des savoirs qui me sont inculqués, certes je me suis beaucoup enrichie sur le plan de mes connaissances personnelles (je fais de la linguistique pour ceux qui ne le sauraient pas encore) mais jamais je ne trouverai d’emploi avec une licence aussi bousive et méconnue du grand public. La plupart des cours sont une torture que je m’inflige pour pouvoir inscrire un diplôme sur mon CV. Le plus déconcertant est la permanente impression que tous les badauds qui font partie de ma promo sont plus que passionnés par cet enseignement et comprennent tout. Au milieu d’eux, j’ai l’impression d’être une espèce d’erreur de casting qui ne fout rien et qui malgré tout a eu toutes ses années sans jamais devoir aller à aucun rattrapage. Je ne comprends pas ce que je fais là.
M’asseoir et écouter est devenu trop intense pour mes pauvres capacités, je sais que je perds mon temps, j’ai cette permanente idée en tête que je pourrais être utile au sein une entreprise, m’investir dans quelque chose et gagner de l’argent (oui, c’est déjà une idée fixe) et paradoxalement je me dis que je dois finir cette licence puisque je l’ai commencée. Et que d’autre part je n’ai aucune idée du métier que je pourrais exercer. Je suis perdue, merci les études, merci la fac.
Pour finir sur une note intense et joviale, je me dois de vous montrer ce que j’ai fait il y a une semaine sur un coup de tête. Coup de tête qui trottait quand même dans mon esprit depuis plusieurs mois :

Moi j'aime le cul.
TADAAAA. Question qui vous vient spontanément à l’esprit : “Ca fait maaal ?”. Réponse : OUI ! J’ai eu l’impression qu’il m’enfonçait des couteaux dans le bras et qu’il grattait sur ma peau avec son aiguille (ah pardon ça ce n’est pas une impression). D’autant plus pour la lettre Q qui est pleine de fioritures et pour laquelle il a du tourner et virer. Mais 30 minutes de torture ce n’est rien pour quelque chose qui restera à vie sur votre peau.
En parlant de ça, ce qui est assez drôle voire dramatique, c’est que j’allais chez le tatoueur avec une idée presque fixe, et que ce que j’ai sur le bras ne ressemble absolument pas à mon idée de base. Je voulais des lettres accrochées, mêlées (oui ce sont les lettres de ma fratrie, oui j’ai mis ma lettre en premier, c’est mal mais si j’avais fait dans l’ordre de naissance j’aurais eu JMQ sur le bras toute ma vie et ça n’aurait pas été facile tous les jours) et une police absurde et finalement j’en sors avec une police commune qui est en tête sur DAFONT.COM et des lettres éloignées à mort.
J’étais tellement excitée de le faire et je le voulais tellement que je me suis laissée influencer à mort par l’homme qui m’a marqué à l’aiguille. Tant pis va, je l’aime quand même.
Et ne me demandez pas si j’aime à ce point mes frères, la réponse est dans la question. Mais comme dit ma mauvaise langue (mais néanmoins réaliste) de frère, “tu voulais tellement te faire tatouer que c’est pas ce que ça représente qui importait, mais surtout le fait d’être tatouée”. Oui bon ok, un peu.
Voilà, vous savez tout.
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Je conclurai donc sur une leçon de vie :
Mise en situation : dans un bar, très tard, je suis ivre, je vois trouble, mais néanmoins je peux toujours entendre et comprendre ce qu’on me dit. Un homme (dans le même état que moi) vient me voir, et sans hésitation aucune, me dit : “je fais de la vidéo, tu as un très beau visage (doigt sur le nez), oui vraiment tu as un très beau visage”. Si j’avais été sobre je lui aurai répondu “tu pues de la gueule à mort et tu es laid”, mais ma seule possibilité de réponse fut “tu es ivre, ne dis pas de connerie”. Non, on ne m’amadouera pas avec des vidéos. Décidément je sais pas ce qu’ils ont tous avec leurs clips et leurs machins mais c’est une maladie (C.F HERE).
Bon et puisque ma petite histoire est à chier (je m’en rends compte maintenant que je l’ai écrite), je vous propose deux notes musicales fabuleuses :
Mayer Hawthorne – Maybe so, maybe no (tout l’album est à écouter, je ne vous le propose pas, je vous l’impose)
Calvin Harris – Colours (pourquoi j’ai mis autant de temps à me familiariser à lui, je l’ignore toujours, c’est un génie)
A la revoyure les loulous.

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Oui je sais, j’ai tendance à tout extrapoler. Ma mère me le reproche constamment, notamment quand je dis “ce mec est magnifique”, je l’entends me répondre “nan mais t’es ridicule ma pauvre fille, il est pas magnifique, il est beau gosse oui si tu veux”. En effet, je dis toujours “meilleur X du monde” ou ce genre de chose que certains considèrent comme étant exagérées.
Trêve d’exemple, vous pourrez croire que j’extrapole à nouveau mais je confirme le titre de cet article. Il y a quelques heures, je sortais d’une salle de cinéma, heureuse et troublée comme rarement je l’avais été auparavant.
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Quel film avait donc bien pu me faire tant d’effet ? Je vous le donne en mille : (500) jours ensemble. Je crois n’avoir jamais ressenti une telle émotion envers une œuvre cinématographique.
A la simple vue de la bande annonce, je savais que ce film ne pouvait que me plaire. Je ne connaissais aucunement les comédiens mais la sympathie qui transparaissait d’eux m’avait convaincue.
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Aujourd’hui donc, je déniche une salle qui le diffuse en V.O (pas question d’aller le voir en français, sacrilège), et m’y rends. Dès les premières secondes, alors que les acteurs ne sont même pas apparus sur l’écran, j’aime.
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C’est fin, drôle, triste, gai, pertinent, beau, touchant. Les deux acteurs principaux sont des purs génies, c’est tout à fait juste, non surjoué, j’y ai cru à fond. Pour ajouter à la beauté et à la magie de la chose, ils sont mignons. Aucun autre mot pour les qualifier, ils dégagent la gentillesse, la bonhommie et la mignonnerie.
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Et ce petit homme mignon qui ressemble à s’y méprendre à Heath Ledger (paix à son âme) en plus frais et plus naïf, n’a pas gâché mon plaisir.
Je n’ai pas vu le temps passer, je me suis attachée à eux et lorsque ce fut fini, j’ai ressenti un étrange vide, je voulais que ça dure plus longtemps.
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Il m’arrive rarement de faire des éloges sur les films que je vais voir, mais là, je ne pouvais pas passer à côté et risquer de vous faire passer à côté par la même occasion. Soit je suis trop cucul, soit c’est du grand art. Je cautionne à fond.
P.S : j’ai oublié un détail de la plus haute importance = la B.O est exceptionnelle et merveilleuse et enchanteresse. On entend même du Carla Bruni et du Jack Penate (a kiss is just a kiss…..). Bref fabulous.

Reprenons dès maintenant le cours de mon récit plus qu’intriguant. (C.F article ci-dessous).
J’étais donc en compagnie de cette femme un peu particulière à tenter de trouver un quelconque intérêt même minime à sa proposition, mais j’avais beau fouiller au plus profond de moi, je ne voyais pas comment je pouvais dire oui sachant ce que j’avais vu le matin même.
Je partais donc de son humble demeure (pas si humble que ça d’ailleurs) en lui disant de me tenir au courant, sachant pertinemment que je ne voulais jamais la revoir.
A mon retour, bouleversée par ces deux rencontres consécutives, j’informais ma mum des évènements de ma journée, en n’omettant pas de lui montrer à quel point j’étais emballée à l’idée de vivre dans une chambre avec UNE VRAIE fenêtre qui donnait une vue d’ensemble sur le 17e, à quel point j’étais sûre que le mec m’avait prise en sympathie et à quel point ça ne pouvait pas être possible qu’il ne me prenne pas.
Ma mère, plus terre à terre, me rappela qu’il ne fallait jamais s’emballer trop vite. Bien sur je n’en avais cure et je commençais le soir même à faire des plans sur la comète.
Afin d’être sûre de ne jamais avoir à faire à nouveau à la folle et à sa chambre qui pue, j’envoyais ce mail :
Bonjour,
après réflexion suite à notre entretien, je pense ne pas être en mesure d’assumer la responsabilité qu’est celle de m’occuper de vos enfants. Ma peur de mal faire prend le dessus sur celle d’apprendre à gérer deux petits garçons.
Merci de m’avoir accueillie et bon courage dans la suite de vos recherches,
Cordialement
Oh que je suis faux derche et trop bien élevée, ça me perdra. Et bien figurez vous qu’elle m’a tout de même renvoyé ceci :
Bonsoir Margaux,
Concernant ma chambre paradisiaque, mes plans sur la comète se confirmèrent lorsque, deux jours plus tard, je recevais ce mail :
Margaux
Comme convenu (et comme vous avez la chance de faire partie des heureuses élues passant en 2ème semaine
, je
vous propose de rencontrer V*, la mère de mes enfants
Je vous laisse le soin de rentrer en contact et trouver un créneau de rencontre (sans doute le we prochain)
Forcément, conséquences : cris de joie, danse, hurlement, ma mère qui me regarde ahurie. Notons que le mec utilise des smileys, je me dis donc que c’est dans la poche.
Et je ne terminerai encore pas mon histoire afin de vous captiver d’autant plus lors du prochain épisode !

parce que c'est toujours mieux de mettre une image, même si ça n'a aucun rapport.
Oui bon, je sais je sais je sais, ne vous fâchez pas, je ne tiens pas mes engagements, je n’apparais plus dans vos netvibes ou autres flux rss, je sais, je suis incorrigible. Entre manque de temps, flemme, diverses activités preneuses de choux, la rédaction d’articles avait fini par devenir le cadet de mes soucis.
Et puis, en ce jour saint, j’ai fini par comprendre qu’il était temps que je me ressaisisse et que je me remette à la tâche.
Rattrapons donc le temps perdu. Qu’ai je bien fait durant ce laps de temps qui vous a semblé une éternité ?
En bref :
Et le reste n’est que superflu qui restera dans le cadre strictement privé.
Revenons sur le petit 1 qui fut l’une de mes plus grandes sources de joie, du moins au début. J’avais eu la bonne idée de me dire que si je ne pouvais pas me payer de loyer, donc de logement sur Paris, il fallait que je trouve une solution alternative pour néanmoins vivre le rêve parisien sans sortir un denier. Et j’avais trouvé l’astuce : sur cette merveille de technologie qui nous réunit tous qu’est **l’internet**, j’ai déniché un site qui propose d’obtenir un logement en rendant service à des particuliers. En l’occurrence ici j’avais répondu à deux annonces qui me proposaient respectivement de faire faire les devoirs à une petite fille ou de garder deux garçons en bas âge.
Respectivement dans le 17e (quartier Batignolles) et dans le 7e (boulevard Saint Germain). Bref, dans les deux cas, des gros richous qui habitent dans des quartiers de batards, qui se sont dit qu’ils avaient une chambre inoccupée et poussiéreuse au dernier étage de leur immeuble et qu’ils pourraient la donner à une petite nana sans le sous en échange de la garde de leur marmaille.
J’avais donc rendez-vous le même jour avec mes deux potentiels futurs logeurs.
1ère rencontre : l’idylle, le rêve, le paradis sur terre. Un homme fraîchement divorcé et fraîchement débarqué sur Paris me reçoit, il a deux beaux enfants, un appart’ de malade immense dans le 17e et il me donne une petite chambre de 10m² (indépendante, au dernier étage avec ascenseur) qu’il refait à neuf et qu’il meuble avec l’aide d’un architecte, si j’accepte de faire, une heure par soir, les devoirs avec sa fille qui rentre en 6ème. Et qu’un ou deux soirs dans la semaine, je garde ses petits protégés. Le deal me semble plus que correct, voire même plutôt léger comparé aux propositions que j’ai pu lire auparavant.
Je passe plus d’une heure avec le padre, il me raconte sa vie, je lui raconte la mienne, je fais ma suce boule bien élevée qui dit amen à tout et je pars de chez lui le cœur léger, avec l’intime conviction que j’ai mon pied-à terre (ou ma garçonnière ou j’organiserai des orgies, c’est au choix) dans la capitale.
Le feeling est bien passé, le mec est super sympa, je m’emballe, je me vois déjà vivre dans le 17e, ne me déplacer qu’en Vélib’ et manger japonais tous les soirs. J’imagine déjà ce que je vais acheter chez Ikea pour parfaire mon environnement.
Mais pour être sure que je ne trouverai pas mieux, je me rends sur les lieux du second rendez-vous (qui, soit dit en passant, se situe à environ 1 km de ma fac, oui, cette année je suis en cours à St Germain et c’est fabuleux). Une femme étrange et pleine de tocs m’ouvre la porte de son appartement, et plus largement de son immeuble où les marches sont recouvertes d’un tapis rouge (oui je sais je sais, beaucoup d’immeubles bourgeois dans Paris ont des escaliers avec des tapis rouges, mais voyez-vous, je ne suis pas issue de la bourgeoisie parisienne, je suis une petite campagnarde venue tout droit de l’Essonne et ça me fait toujours un drôle d’effet). Je sais d’ors et déjà, bien qu’elle ne m’ait pas montré l’état de la cage à lapin qu’elle a à me proposer, que je ne veux pas lui rendre un quelconque service.
Ses deux mômes sont insupportables, ils ne la laissent pas parler (bon ok, un bébé et un petit garçon d’à peine 3 ans, c’est remuant, mais là c’était à un niveau qui dépasse l’entendement), elle bégaie, elle me dit que son mari à un cancer, que son bébé à un problème à la vessie. Ou comment me donner envie de quitter immédiatement les lieux sans demander mon reste. Je veux bien faire du babysitting mais pas de l’assistance sociale. N’oublions pas que je veux juste habiter dans Paris, et que c’est un cas de force majeure qui me pousse à faire la mendiante auprès de gens aisés. Si je pouvais, je (on ?) me paierai mon appart’. Mais mon papa et ma maman ne gagnent pas assez d’argent, et ça c’est bête. Et ce n’est pas avec mes modiques 500e par mois que je peux prétendre à la grande vie.
Revenons à mes moutons, cette chère dame sans autorité me demande de la suivre afin de visiter le fameux logement qu’elle a à me proposer. Et là surprise, on ne passe pas par l’escalier des bourgeois, mais par l’escalier de service auquel on accède depuis sa cuisine, escalier qui se révèle être plein de toiles d’araignées et très peu éclairé. J’ai envie de rire tellement c’est du foutage de gueule. Clou du spectacle : la chambre est tout bonnement ignoble, elle a déjà été habitée auparavant, il y a encore tout le bordel de la locataire précédente (frigo qui pue le pourri y compris) et cette chambre malsaine est éclairée par un simple velux. Le mobilier est laid, je dirais même sale, la télé date de mathusalem, tout est en bois ignoble et tout est vieux. “Ah mais c’est largement vivable” me dit la femme pleine de tocs.
Faux cul comme je suis, je m’entends dire “oh bah oui oui, c’est pas mal” alors que j’ai juste envie de la laisser là avec son faux plan et son truc insalubre où on a la tête dans la douche quand on dort et où il y a encore tout le merdier de la fille au pair d’avant. IGNOBLEUUUU.
J’arrête ici cet article faute de temps et reprendrai mon épopée dans un prochain écrit. Mais je le poste quand même histoire de vous donner de quoi lire d’ici là. A la revoyure les loulous.